Si la qualité artistique des films de Schumacher reste discutable, la photographie de ses deux
Batman restent une véritable plaie pour n'importe quel encodage, tant on frise l'overdose en couleurs flashy. Pourtant, les couleurs rouges, bleus, mauves et autres verts se marient à merveille sans qu'aucune ne vienne empiéter sur les autres. Son goût prononcé pour l'aspect bubble gum est ici traité avec les meilleurs égards. A croire que le DVD a été inventé pour qu'on puisse enfin rendre lisible cet amas de néons. Un rendu que la compression propose sans peiner à aucun moment puisque le film reste d'une netteté à toute épreuve, si ce n'est quelques arrières plans sombres légèrement fourmillants et de minuscules artefacts de pellicule à de rares occasions. Les conditions rêvées pour un univers visuel spectaculaire.
A noter que comme tous les films au format d'image 1.85 édités par Warner, celui-ci est recadré en 1.77 entraînant une légère perte d'image.