L'image extrêmement saturée de Bienvenue à Gattaca (alternance magnifique de plans froids et bleutés et de plans chauds et dorés) tire magnifiquement partie de la qualité accrue que peut apporter la technologie Superbit. Le film d'Andrew Niccol possède effectivement de multiples séquences aux tons vifs et incisifs (on pense en particulier aux teintes ocres qui reviennent à intervalles réguliers) qui nécessitent une définition et une compression optimales, seul moyen de retranscrire parfaitement le travail formidable effectué par le chef opérateur, Slavomir Idziak.
Si la précédente édition de Gattaca possédait déjà des qualités techniques indéniables, le rendu de l'image n'était pas exempt de défauts, surtout si on se réfère aux standards actuels en vigueur (rappelons qu'étant sorti au début de l'année 1999, le DVD fait partie de la préhistoire du support). Les premières images de cette édition Superbit sont sans appel : entre saturation idyllique des couleurs, soucis constant dans la précision du moindre détail et compression sans faille (on cherche encore la présence du moindre artefact), l'image est absolument irréprochable.
Bien sûr, l'apport du Superbit ne saute pas aux yeux d'emblée. Si l'image est effectivement d'une grande beauté, on se contente avant tout de scruter l'écran cherchant à déceler les défauts. On est désormais habitué à une telle qualité technique qu'on en vient à ne plus être estomaqué par une image juste belle. Pour voir ce qu'apporte en termes de perfection visuelle ce nouveau transfert de Gattaca, il suffit de revoir un court instant la précédente édition. On constate alors que de manière manifeste à défaut d'être spectaculaire, l'image se voit offrir ce petit plus qui fait à la longue toute la différence. Ainsi, les arrières plans se montrent plus détaillés, moins grossièrement définis, les couleurs sont d'une stabilité à toute épreuve et l'encodage totalement maîtrisé ne permet pas le moindre écart fautif.
Attention, toutefois, il est bien sûr évident que la perception d'une qualité supérieure de cette édition sera bien plus perceptible sur des écrans de taille importante même si contrairement à d'autres titres de la collection Superbit (on pense principalement à Johnny Mnemonic), la vision de Gattaca sur un téléviseur peut déjà offrir un confort visuel accru.