Du numérique au numérique,
Caché dévoile certes une image qui perd en chemin un grain cinéma certain, mais propose un résultat à la netteté exemplaire. Aidée par de nombreux plans statiques, la compression ne flanche pour ainsi dire jamais, permettant une interminable profondeur de champs de tous ses décors (intérieurs d'appartement avec ses centaines de livres, extérieurs aux détails impressionnants). Travail avantageux sur l'uniformité de certaines couleurs de murs, et seuls quelques dégradés dans l'ombre (un couloir de HLM mal éclairé) trahissent quelques fourmillements, à peine perceptibles.