
Soderbegh aime jouer avec l'image, les couleurs et le grain. Des films comme Traffic en sont un exemple parmi tant d'autres. Avec Che et à l'image de ce que nous avions pu découvrir en salles, le parti pris est plus " simple ". Deux époques : le discours aux Nations Unies avec l'interview dans un noir et blanc granuleux et la naissance de la Guérilla dans la jungle cubaine, dans des couleurs chaleureuses et réalistes. Warner fait au mieux pour respecter ces partis pris et s'en tire avec tous les honneurs. Certes quelques séquences en basse lumière dans la jungle " souffrent " de la présence d'un grain plus ou moins prononcé, mais là encore, cela est intentionnel. Le transfert ne manque pas de piqué et nous profitons d'un très agréable niveau de détails, toutes époques confondues. Tant le noir et blanc que la couleur profitent d'un étalonnage particulièrement soigné et le rendu argentique est au rendez-vous pour un confort visuel des plus agréables. La palette colorimétrique des scènes en pleine jungle nous délivre une belle saturation ambiante et toutes les teintes préservent leur accent naturel et leur éclat d'origine. L'ensemble se voit habilement soutenu par des noirs solides et nuancés, nous permettant de profiter d'une belle profondeur de champ.



