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dvdrama

Coffret John Cassavetes

Test image

4/5

Tournés en 16 mm, Shadows et Faces conservent naturellement un grain visible résultat du gonflage en 35 mm, cependant, étant donné les moyens techniques très minces mis en oeuvre pour la production de ces deux films, la qualité générale de l'image est plutôt bonne. Certes quelques rayures et quelques taches viennent parfois parasiter la vision des films et même si les contrastes manquent d'homogénéité à quelques reprises, il faut reconnaître que cette édition vidéo offre d'agréables copies. Les contrastes sont notamment marqués sur Shadows et la compression vidéo joue parfaitement son rôle vis à vis du grain d'origine. Curieusement Faces est moins contrasté, beaucoup plus granuleux et nuancé dans les gris. Les noirs sont néanmoins profonds et la luminosité révèle les détails de décors et de matières.

 

Film en couleurs, Une femme sous influence tranche avec les deux premiers. Ici les couleurs s'expriment de façon très vive et même si, à certains endroits, le grain est trop visible, les coloris ressortent avec justesse parfois dans un patchwork de tons étonnants. Les contrastes et la luminosité sont très équilibrés, les noirs très profonds contrebalançant les zones de l'image baignant dans la lumière. Beaucoup plus riche dans ses atmosphères, Meurtre d'un bookmaker chinois combine à la fois des prises de vues en extérieur éclairées de façon naturelle et le décor d'une boîte de nuit flashy aux teintes et couleurs volontairement vulgaires. Ambiance plus sombre et plus marquée, les teintes s'affichent avec plus de violence et de contrastes. Les noirs sont profonds et les contrastes très appuyés, masquant souvent de larges pans de l'image. Un travail plus formel qu'à l'habitude où la vie nocturne révèle des côtés cachés.

 

 Avec Opening night, les couleurs et les tons baignent dans l'artificialité de la scène de théâtre. Les couleurs vives s'opposent, se frictionnent dans des ambiances tout à tour feutrées ou au contraire contrastées. Le film joue de ces pointes de couleurs, la luminosité, plus forte sur les séquences théâtrales, laisse le pas à de profonds contrastes dans les scènes de coulisses. En quelque sorte les feux des projecteurs illuminent davantage ce qui est déjà visible alors que l'obscurité assombrit encore plus ce que l'on a déjà du mal à distinguer.

 

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