Si le zone 2 possède la même note que son homologue zone 1, l'image n'a pas du tout les mêmes caractéristiques techniques que celle du disque américain. Tout d'abord, parce que le zone 2 a bénéficié d'une labelisation THX. Résultat, les nombreux défauts de compression, notamment la présence d'un fourmillement excessif sur les arrières plans, ont été en grande partie gommés. La copie paraît également aussi plus propre, nettoyée de certaines poussières intempestives qui s'étalaient sur le zone 1. L'image ne perd pas pour autant son aspect granuleux, les plans à effets spéciaux faisant notamment ressortir le grain.
A première vue donc, l'image semble être supérieure au DVD américain. Toutefois, c'est sans compter une gestion de la colorimétrie moins performante et un master bien trop lumineux. Effectivement, dans notre souvenir (ce que conforte l'image du zone 1), la colorimétrie se rapprochait énormément des tons noirs et blancs (faisant ainsi un lien évident avec la bande dessinée). Or, ici, les tons s'avèrent plus chaleureux, ayant même tendance à appuyer sur le rouge (voir les couleurs chairs des peaux des acteurs). Mais le plus problématique reste encore la luminosité du master. Alors que The Crow est un film qui baigne la plupart du temps dans une obscurité la plus totale (renforçant l'aspect sombre et désespéré de son récit), le master utilisé présente une luminosité trop accentuée. Résultat, des plans censés se dérouler dans la pénombre (voir la dernière séquence où la fiancée du héros vient le rejoindre), se retrouvent abusivement éclairés. Une partie de la magie visuelle de The Crow disparaît alors.