L'image est clairement le point faible de cette édition. Attendue depuis un petit moment maintenant et Christophe Honoré s'étant fait remarqué à Cannes, on était en droit d'attendre mieux. L'image est correcte mais souffre cependant d'un manque de définition, on remarque un manque de netteté. On aurait aimé s'approcher plus près des visages, discerner des pores de la peau, détailler avec un peu plus de précision le Paris que Louis Garrel traverse à toute allure façon Nouvelle Vague, la barbe de Romain Duris, le visage fatigué de Guy Marchand. C'est honorable certes mais il manque cette qualité là, après tout légitime pour un film récent. D'autre part, il y a la présence d'un léger grain, des petits défauts de compressions, de légers fourmillements. Tout cela n'est pas dérangeant mais confirme cette petite frustration.