Le film comportant un nombre impressionnant d'archives vidéo de formats et de natures différents, le transfert ne s'en tire pas si mal, en proposant une numérisation homogène et correcte. Les documents les plus anciens tournés en HI8 côtoient des formats plus généreux comme la DV. Cette disparité crée un patchwork hétéroclite de textures, de couleurs et de grains qui collent parfaitement à l'esprit freestyle et urbain du film. La compression est d'une grande discrétion et l'on ne notera pas la moindre présence de lissage numérique.