La mise en scène de Philippe Claudel est très près des visages, celui de Kristin Scott Thomas en particulier. Il était important d'en saisir les regards et les expressions avec précision. C'est ce que permet cette édition à la qualité visuelle presque irréprochable. La définition est très bonne tranchée, l'image jouit d'un beau piqué, permettant de profiter des gros plans d'influence bergmanienne, riches comme des paysages. On voit les cheveux, la texture des tissus. La colorimétrie est également gérée de manière très raffinée (les blancs éclatent, le bleu du regard de l'héroïne tranche avec la neutralité de la palette adoptée par le cinéaste). Le seul reproche est à adresser aux scènes dans l'obscurité, où la compression se fait plus irrégulière, notamment lorsque les acteurs sont en mouvement et où un léger grain apparaît ainsi que quelques artefacts en arrière plan. Mais UGC video nous gratifie là d'un transfert de fort belle facture qui permet de redécouvrir ce beau film dans une copie immaculée.
