Enfin disponible en France, le transfert vidéo de l'un des premiers longs-métrages d'Abel Ferrara est de toute beauté. Contrastes, couleurs, luminosité, tout est superbement équilibré et juste. La granulation, légère mais typique des productions indépendantes américaines de la fin des années soixante-six et du début des années quatre-vingt, est respectée. Les noirs, très présents tout au long du film, sont très profonds et concourent à cette atmosphère de malaise qui ont fait de ce film une oeuvre culte de film de vigilante. Assurément une leçon de cinéma dans la dernière scène, Ferrara reprend à son compte le manièrisme de De Palma dans cette orgie de violence.