Pourquoi avoir choisi de tourner avec une caméra numérique ?J'ai utilisé une HD Cam. Une autre folie ! Les seuls qui avaient utilisé ce système avant nous c'était VIDOCQ ou STAR WARS et je ne voulais clairement pas faire le même genre de film. Il y a en ce moment une petite révolution technologique qui fait qu'on peut filmer différemment. J'ai inventé la scène de la panne d'électricité parce que je savais qu'on pouvait filmer avec une allumette ou un briquet. J'ai fait beaucoup de scènes liées à ce support- là : l'utilisation des accélérés, les trucages que je n'aurais pas faits si j'avais tourné en 35mm... Il y a une sensation de liberté qui est assez géniale mais ce n'est pas du dogme parce que, précisément, c'est pour ne pas être dogmatique que j'ai fait ça. C'est une façon de ne pas se créer de contraintes. Cela a beaucoup changé le travail même avec les acteurs qui, du coup, ont plus de temps pour chercher. Dominique Colin, le chef opérateur du PÉRIL JEUNE et de RIEN DU TOUT avec qui j'ai retravaillé sur ce film, adore expérimenter des choses. C'est un des premiers à utiliser ce nouveau format. Il a toujours eu un vrai tempérament assez pionnier ce qui veut forcément dire bricoleur, je me sens assez proche de ça.
(extrait d'une interview donné par Cédric Klapisch.
Compte tenu donc du tournage en HDCAM, il n'est pas étonnant que le transfert Blu-Ray se révèle fort séduisant même si la définition parait parfois un peu trop douce. On se délecte toutefois de la teneur de la palette colorimétrique et de la richesse de ses couleurs ; couleurs sublimées par une gestion habile des contrastes. D'un point de vue de la compression, c'est un sans faute et nous profitons d'une remarquable fluidité.