L'éditeur parvient à retranscrire parfaitement l'univers glauque et austère voulu par Nicloux grâce à une belle restitution de la photographie sans concession, une photo qui ne cherche jamais à rendre un personnage beau, mais qui au contraire reflète bien plus de son état intérieur. Si quelques artéfacts subsistent, la facture générale demeure très satisfaisante. Les contrastes se voient habilement gérés, renforçant l'aspect cru et naturaliste, l'image ne manque pas de précision et la compression parvient à se faire oublier pour mieux nous plonger dans un monde de malaise.