Un bémol pour débuter : les plans en basse lumière souffrent d'un bruit vidéo constant qui se retrouve également dans les séquences en plein jour. Si aucun artefact n'est à signaler, le travail de compression n'est pas exempt de tout reproche et l'image est traversée par un manque de définition non négligeable. Le film avoisinant les 2h30, on peut trouver une première hypothèse à ce fourmillement...
Andrei Zviaguintsev est avant tout un compositeur de cadres hors pair. Magnifié par le 2.35, l'image de cette édition se devait de rendre hommage aux captations incroyables du réalisateur, autant aux ambiances intérieures qu'extérieures.
Les nuances de la palette colorimétrique alliées à celles des niveaux de gris sont en tout point remarquables. Les clairs obscurs en huis clos et les compositions naturelles se retrouvent magnifiés par le traitement du contraste. Un soulagement compte tenu de la photographie fascinante du long-métrage, entre la dureté de la ville et l'apaisement des campagnes environnantes.