L'image de
Master and Commander est sans doute l'une des images les plus difficiles à encoder. Tous les pièges susceptibles de mettre à mal les limites du support DVD sont présents : des plans larges avec présence du ciel et de la mer, des plans sombres ou en basse lumière dans les cales du bateau et surtout un début de film débutant dans la brume la plus épaisse le tout pour un film dépassant allégrement les deux heures et s'offrant la bagatelle de trois pistes 5.1 dont une en DTS. Bref, il y avait de quoi largement planter une image.
A l'instar de l'édition zone 1, le résultat s'accueille donc avec une joie décuplée, la définition s'octrayant même le luxe d'être légèrement plus précise. Si l'on excepte quelques rares images où les arrières-plans n'évitent pas un fourmillement grossier (mais rapide), l'image est d'une beauté ahurissante. Incroyablement argentique, elle rend encore plus hommage que l'expérience de la salle au fantastique travail artistique opéré par Peter Weir et son directeur de la photo, Russell Boyd, pour leurs retrouvailles après avoir collaboré ensemble sur la plupart des films australiens de Weir (
La dernière vague,
l'année de tous les dangers,...).
Une définition pointue qui ne laisse passer aucun détail, des contrastes saisissants de réalisme, des tons superbement saturés à la palette chromatique d'une rare richesse, une compression donc quasi invisible. Voilà bien un 9 qui ressemble terriblement à un 10.