Le film est proposé dans un transfert honnête qui ne dessert jamais le 2.35 d'origine. Le format cinémascope procure une envergure particulière à cette histoire de possession. À l'instant de l'Exorcisme d'Emely Rose, le soin apporté à la mise en scène dépourvue d'effets spéciaux permet de déployer une approche de l'exorcisme sans esbroufe. Le contraste est saisissant entre les séquences d'extérieurs qui sont d'une grande beauté dans les landes allemandes et les nombreuses séquences d'intérieur où
Sandra Hüller sombre peu à peu dans la folie.
La palette colorimétrique n'est pas en reste, à la fois harmonieusement et soigneusement travaillée, elle cherche à retranscrire au plus juste les gammes chromatiques d'une Allemagne des années 70. Elle retranscrit bien l'enfermement froid et aseptisé dans lequel plonge
Sandra Hüller, en opposition avec la chaleur automnale de la verdure allemande.