15 Ans Et Demi

Test interactivité

3/5

L'édition se pare de menus dynamiques et très colorés, dont l'esthétique sied à ravir avec l'univers pictural du film. Le nombre de suppléments est conséquent et leur intérêt est accru par la qualité et le soin apporté à leur réalisation. Un hors-champ idéal au film pour tous ceux qui l'auraient manqué lors de son passage en salles.

 

Le film avec les réalisateurs qui parlent par-dessus :
Comme son nom l'indique, l'édition propose l'intervention des deux réalisateurs qui commentent le film. Un morceau de choix dévoilant un François Desagnat et un Thomas Sorriaux toujours aussi cinéphiles et passionnés. Jamais redondant, l'exercice est relevé haut la main par ce duo iconoclaste, dont le capital sympathie est communicatif.

S'ensuivent 5 documentaires chapeautés par un talentueux Jean-Baptiste Pouilloux d'une durée totale dépassant l'heure. Extrêmement bien pensés, ils possèdent tous une identité thématique et visuelle à part entière, nous entraînant de la pré-production, en passant par le making of, jusqu'à un savoureux jeu de question-réponse entre les deux réalisateurs dans le supplément intitulé A la recherche des réalisateurs de La Beuze. Jamais ennuyeux, on est agréablement surpris par la richesse et le rythme soutenu qui nous entraînent dans les coulisses du film.

 

Ça part mal ! (6mn51),
On découvre la version alternative du début du film, avec ou sans commentaire des réalisateurs. Sans grand intérêt, elle souligne des liens affectifs qui seront reprécisés plus tard dans le montage final.

Hit-parade des meilleures scènes coupées (7mn10).
Certainement l'un des suppléments les plus décalés. Il reprend à son compte l'esprit des hit-parades qui fleurissent sur les chaînes de la TNT, accompagné de son commentateur au ton décalé et agrémenté d'intertitres clinquants à souhait. Un régal qui prend encore plus d'envergure avec le commentaire des réalisateurs. Ils expliquent qu'elles ont été retirées du montage final principalement pour une question de rythme et de redondance scénaristique. Pourtant, les séquences sont intéressantes au vu de leur maîtrise technique et du jeu des acteurs.

 

Lorsqu'il s'agit de comédie mad in France, les suppléments s'achèvent sur l'inévitable bêtisier (1mn23). On découvre ainsi que les acteurs ont la fâcheuse tendance à oublier le nom fictif de leur interlocuteur, ce qui donne lieu à des fous rires sur le plateau. Poursuivant dans la même veine, on peut découvrir un bonus caché de moins de 30 secondes qui titille nos zygomatiques avec un montage cut sur Juliette Lamboley.

Critique technique et suppléments par Gwenael Tison

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