
On trouvera en premier lieu deux commentaires audio, le premier délivré par un Jan Kounen inspiré en solo et le second, toujours avec le réalisateur, mais rejoint par Jean Dujardin et Frédéric Beigbeder. Grand fan du support et de l'exercice, Jan Kounen témoigne d'une belle éloquence et fait preuve d'une grande générosité dans ses propos. Le réalisateur dissèque chaque séquence, revient sur son travail avec les comédiens (les bons comme les moins bons moments), sait se faire technique au moment opportun pour satisfaire tout le monde, extrapole pour ne pas se contenter de commenter ce qui défile devant nos yeux, prend simplement les chemins de traverse pour nous raconter quelques anecdotes du tournage et hors film... Il aborde sa réalisation, ses partis pris, le choix de la musique, les rapports avec les différentes références publicitaires et cinématographiques... Kounen aime le commentaire, cela se sent, et il nous communique sans mal son plaisir.

Le second se montre bien moins passionnant malgré la bonne humeur ambiante et la profonde sympathie que parviennent à nous transmettre les trois hommes. Les anecdotes délivrées se montrent plus terre à terre, plus divertissantes peut-être pour le néophyte, même si l'on sent que Beigbeder n'aime pas le principe du commentaire (il le reconnaît d'ailleurs) et semble ne pas prendre autant de plaisir que Kounen. On n'évite certes pas quelque peu les redondances avec le premier commentaire, mais l'un comme l'autre (à des degrés différents) font preuve de pertinence.
Making of (26mn05): Un module dans l'esprit du film qui, pour éviter les doublons avec les commentaires, préfère un traitement tout autre, plus en proie au délire, et dans la veine directe de l'univers de 99 Francs. Pitreries, compliments, images de tournage et interviews sont au rendez-vous et, mine de rien, outre le fond consensuel, ce parti pris fait prendre la mayonnaise alors que la même chose avec un traitement plus classique nous aurait sûrement ennuyés. Même la seconde partie du Making of qui se veut " non-promotionnelle " part un peu dans tous les sens pour rendre au final l'ensemble particulièrement attractif. La patte Kounen jusque dans les bonus !
Retour sur le toit : Les coulisses d'une chute (17mn01 - SD) : Tout sur la construction d'une des grosses séquences du film. Une conception minutieuse, du travail sur la maquette aux effets spéciaux en passant par le storyboard, le tournage en studio... On assiste également aux réglages des cascades pour le saut dans le vide, et autant dire que Dujardin a dû avoir son lot de sensations fortes. Une façon de se rendre compte du souci du détail du réalisateur et de la complexité de certains plans.
Un autre monde : le tournage en Amazonie (16mn42 - SD): Pour sa dernière semaine de tournage, l'équipe prend la direction des plages d'Amazonie et de sa forêt tropicale. Ce module nous entraîne dans un premier temps sur les repérages (ça a parfois du bon de faire un film... baignade obligatoire) puis sur le tournage. Moins passionnant que les modules précédents, nous suivons l'équipe et les différentes contraintes avec un certain plaisir.
Scènes coupées : Au nombre de 18 (en comptant les scènes en version longue), ces scènes dotées en option d'un commentaire audio de Jan Kounen nous permettent d'en savoir un peu plus sur l'angle d'attaque du réalisateur. Certaines fonctionnent, d'autres paraissent totalement inutiles et les propos de Kounen nous donnent une explication quant à l'éviction de ces dernières du montage définitif. En prime, un petit délire audio en bonus caché.
Les effets spéciaux (13mn48 - SD) : Comme son nom l'indique, ce module met en avant les effets visuels du film, élément important dans l'univers de Jan Kounen. Plutôt que se contenter de nous montrer une succession d'images comme c'est souvent le cas pour ce genre de rubrique, l'angle d'attaque est tout autre. Kounen se livre devant son audience pour mieux nous parler de son rapport avec l'outil informatique. Puis on tente de nous expliquer la méthode du traitement 3D de la scène du suicide, et là, néophytes, accrochez-vous, vous aurez l'impression qu'on parle une autre langue.
Jean-Jacques Rousseau (cinéaste de l'absurde) parle de la publicité Legrand (2mn23) : Allez comprendre !