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A.i. Intelligence Artificielle

Test interactivité

4/5
A l'instar de l'édition américaine (et pour cause, elle s'avère quasi identique), l'édition zone 2 double DVD de A.I. regorge de bonus en tous genres. Le premier disque est quasiment exclusivement consacré au film, 99% des suppléments se retrouvant sur le second. Question emballage, Warner explose le zone 1 de Dreamworks avec certes un packaging plus fragile car cartonné mais infiniment plus classe (digipack avec fourreau comme se doit désormais d'avoir toute édition spéciale digne de ce nom).

La bonne nouvelle : presque tous les suppléments sont sous-titrés français (seules les bandes annonces demeurent en VO pure), facile me diriez-vous pour Warner puisqu'il n'y a pas de commentaire audio.



Les principaux menus possèdent des animations avec comme fond musical la magnifique bande originale de John Williams, le tout baignant dans le design si particulier et si enchanteur de A.I.. (à noter que le zone 1 proposait des animations sur tous les menus).

DISQUE 1 :

Sur ce premier disque qui abrite le film, on ne trouve comme seul supplément que Le développement de A.I., un court documentaire de 12 minutes introduisant la création du film. Bien sûr, on y retrouve Steven Spielberg racontant comment le projet lui est parvenu (pour ceux qui ne savaient pas encore que c'est Stanley Kubrick qui lui proposa de faire le film). Une partie de cette vidéo consiste en un petit générique visuel des personnes principales impliquées dans ce projet. Le tout fini par un sympathique petit hommage de Spielberg à son old pal Kubrick.
Bref une bonne petite mise en bouche à ce qui nous attend sur le second disque !

DISQUE 2 :

Tous les menus de ce disque sont au format 16/9. Les bonus restent malheureusement en 4/3 d'où une utilisation assez énervante de la télécommande si vous n'avez un diffuseur qui reconnaît automatiquement les formats proposés.



Chaque documentaire est très judicieusement illustré par des images du film et des images du tournage. Rien dans leur montage n'est inutile : c'est assez rare pour être souligné, et donne un cachet supplémentaire à leur qualité.

Les acteurs de A.I.
Cette section se penchant sur les deux personnages principaux du film est divisée en deux parties :
  • Le portrait de David (9mn 07) : Commençant par expliquer le projet de départ de créer un enfant totalement mécanique puis numérique, Spielberg nous raconte en quelques mots son choix du jeune prodige Haley Joel Osment pour le rôle. S'en suit une petite interview du jeune acteur expliquant son approche (commune avec Spielberg) du personnage, ainsi que quelques commentaires de ses partenaires de plateaux (bien sûr tous admiratifs - à juste titre).
  • Un portrait de Gigolo Joe (6mn 02) : C'est à Spielberg d'ouvrir ce petit reportage sur le personnage de Jude Law, en expliquant sa création très vague par Kubrick. Suivant la même construction que le reportage sur David, Jude Law explique son approche (incroyable maquillage) et sa façon de jouer son personnage, tout en concluant sur le plaisir qu'il a eu à tourner ce film (allant ainsi à l'encontre de rumeurs affirmant qu'il s'est emmerdé comme personne et qu'il a détesté faire ce film.)

    La création de A.I.
  • A.I. : Des dessins aux décors (7mn 27) : Dans ce documentaire porté sur la création du design de A.I., Chris Baker, dessinateur des croquis initiaux commandés par Kubrick, commence par nous évoquer son arrivée sur le projet. C'est ensuite au tour de Rick Carter (production designer) d'expliquer outre son rôle sur le film la construction de Rouge City.
  • Les costumes de A.I.(5mn 30) : A travers ce reportage, on peut se rendre compte de l'extrême diversité des costumes du film, mais aussi et surtout leur simplicité et crédibilité. La parole est ici principalement donnée à Bob Ringwood, leur créateur, qui nous explique son approche de cet univers visuel d'une richesse insoupçonnable.



    Les éclairages de A.I. (4mn 25) : La photographie est très certainement pour beaucoup dans le charme esthétique de A.I.. Ici, dans ce trop court documentaire, le directeur de la photographie Janusz Kaminski évoque son approche très personnel, sa collaboration avec Spielberg, et la construction photographique suivant la construction de l'histoire (3 étapes).

    Les effets spéciaux (7mn 45) : Par effets spéciaux il faut comprendre ici les effets sur le plateau du film. Leur responsable Michael Lantieri revient en détails sur trois scènes : l'homme canon de la foire à la chaire, le "décollage" de l'hydrohélicoptère au milieu de Rouge City, et la période glaciaire. En peu d'images, on arrive à se faire rapidement une idée du travail titanesque et de l'organisation nécessaire pour arriver au résultat final. Impressionnant.

    Les robots de A.I. (13mn 44) : Pour tout (enfin presque tout) savoir sur les robots de A.I., c'est par ici qu'il faut se diriger. Pour commencer, outre la création par Stan Winston et son équipe du design des robots, vous apprendrez parmi les choses les plus surprenantes que l'un d'entre eux est basé sur la physionomie de Stan himself, et que ce sont de vrais acteurs handicapés qui interprètent les robots mutilés ! La seconde partie de ce documentaire est bien évidemment consacrée à Teddy, et la dernière à Gigolo Joe.



    Les effets spéciaux visuels & animations : ILM
    Il s'agit de la section la plus riche du DVD.
  • Une vue globale (5mn 12) : Pour introduire cette vidéo, Dennis Muren de ILM nous fait part comme Spielberg de la façon dont Kubrick l'avait contacté (déjà au milieu des années 80). S'en suit alors une explication des différents aspects visuels du film.
  • Les robots (3mn 25) : En quelques mots et images nous sont expliqués les trucages visuels faits principalement sur les visages des robots. La seconde partie de ce documentaire est consacrée au visage de la secrétaire que l'on voit tout au début : sidérant mais beaucoup trop court !
  • Les miniatures (4mn 18) : En première partie, nous découvrons la création du monde sous-marin filmé en dry-for-wet (en gros il n'y a pas d'eau du tout et pourtant le résultat final laisser croire que le décor est submergé) : De nouveau très impressionnant ! La seconde partie ne fait que survoler en moins d'une minute l'aspect multi-techniques de trucages utilisés pour la création de Rouge City. Dommage !
  • La séquence de New York : Progression du tournage (2mn 53) : Une petite explication de la construction des plans de New York détruit. Là encore plusieurs méthodes ont été utilisées et le résultat final est criant de vérité.
  • Les animations de A.I. (8mn 07) : Le film regorge de petites animations en tous genres générées par ordinateur : l'ours Teddy, Le Dr. Sais-Tout (Dr. Know en vo), etc... Ce sont ces petites choses incroyables que vous découvrirez ici, et plus en profondeur la fée bleue et les robots de la fin. Fascinant !

    Le son et la musique de A.I. :
    Cette section est divisée en deux : les bruitages et la musique.
  • La création du son (6mn 46) : Le mixage de A.I. a fait l'objet d'un soin tout particulier. A travers ce documentaire, vous découvrirez à quel point chaque détail a été travaillé, chaque son générant une émotion différente chez l'être humain.
  • La bande-musicale (5mn 49) : On retrouve ici John Williams, compositeur de génie et de légende, faisant virevolter ses compositions sur presque chaque bande-originale de films de Steven Spielberg depuis plus de 20 ans. De mémoire, il doit s'agir d'une des premières fois qu'il s'exprime sur un DVD. Un événement à saluer, mais à regretter de part sa faible durée. Néanmoins en moins de six minutes, le maestro arrive à nous révéler en grande partie son approche du film. Au final, on se rend indéniablement compte de l'importance de sa partition dans le récit (elle en couvre la quasi intégralité d'ailleurs).



    Steven Spielberg : Notre responsabilité envers l'intelligence artificielle (2mn 28) : Il s'agit en fait des crédits du DVD sur fond d'une petite intervention de Steven Spielberg expliquant la morale de A.I. et les leçons que l'être humain devrait en tirer.

    Les archives de A.I.
  • Bandes-annonces : Vous trouverez deux bandes-annonces du film (Kaleidoscope et Intralink). Elles s'avèrent techniquement très décevantes : Uniquement en VO, en Dolby Surround (le zone 1 les proposait en 5.1) et sans encodage 16/9 (heureusement le format 1.85 est respecté).
  • Storyboards : Dans cette section, vous trouverez les storyboards de trois scènes : L'adieu de Joe (35 planches), Le saut de David (37 planches), David et la fée bleue (27 planches). S'il est très aisé de naviguer entre les planches du storyboard, il est juste dommage qu'elles n'occupent pas plus la place que l'écran leur offre, d'autant plus qu'elles sont en 16/9 et que certaines sont parfois magnifiques (notamment celles de David's Leap). Ces planches sont en tout cas une bonne occasion de voir l'évolution entre la création du storyboard et la séquence dans sa version finale (certains changements paraissent d'ailleurs logiques comme ceux concernant l'apparence de la fée).
  • Dans Les créations de Chris Baker vous pouvez retrouver à travers sept galeries un ensemble de 63 croquis et dessins sélectionnés parmi les bon milliers commandés à l'époque par Stanley Kubrick lui-même... Certains prouvent que l'équipe de Steven Spielberg a bien su recréer le monde d'A.I. tout en gardant l'esprit d'origine.
  • Les décors : Le portfolio de l'équipe responsable du design était de développer les croquis de Chris Baker et d'approcher un résultat homogène utilisable pour le film. Ce n'est pas moins de 52 dessins couleurs, faits à la main ou par ordinateur regroupés en neuf catégories qui nous sont offert ici.
  • Pour en finir avec les dessins préparatoires, on trouve Les travaux d'ILM, à savoir 54 illustrations et photos des célèbres fabricants d'images de synthèse et d'effets spéciaux en tous genres.
  • Galerie de photos de David James est un ensemble de 29 portraits en tous genres qui sont pour la plupart issus du film et non du talent d'un photographe.
  • Photos de Steven Spielberg dans les coulisses par David James : Regroupe 71 photos à la gloire du patron de Dreamworks :). De façon moins mesquine : même si ces photos se regardent avec plaisir, il est un peu dommage de voir cette galerie bien complète alors que celle des croquis de Chris Baker (par exemple) l'est beaucoup moins...



    Le casting
  • Warner a fait ici d'incroyables efforts. Alors que d'habitude, toute filmographie passe à la trappe lors du passage de l'Atlantique (ne subsiste qu'une simple liste du casting), on retrouve celle de Haley Joel Osment et Jude Law (les six autres acteurs dont la filmo est présente sur le zone 1, doivent se contenter de figurer dans l'arborescence.

    L'équipe technique
  • De la même manière que précédemment, des douze filmographies présentes sur le zone 1, seules celles de Steven Spielberg et Kathleen Kennedy ont été conservées, les dix autres n'étant que citer. Chez Warner, les filmographies, comme les bandes annonces et les commentaires audio, n'ont le droit qu'au minimum d'efforts et d'attention.

    Un seul bonus présent sur le zone 1 n'a pas été repris par Warner : il s'agit des notes de production. C'est d'autant plus dommage qu'elles étaient exhaustives et enrichissantes. Mais bon, 107 pages de texte à traduire en français, c'est du boulot !

    Pour une édition spéciale, force est de constater que de nombreux aspects du film sont bien abordés. Parfois succinctement, mais toujours avec une grande efficacité. De plus, au détour de nombreux suppléments, on peut voir à l'arrachée Spielberg crier "Action !" sur le plateau, ça fait toujours plaisir...
    Question reproches on pourra déplorer l'absence de scènes inédites (il y en avait forcement ou du moins des scènes allongées) et surtout d'un commentaire audio de Steven Spielberg. Certes, le réalisateur a été beaucoup occupé par Minority Report depuis, mais quand se lancera-t-il enfin dans le commentaire de l'un de ses films ? Vu son emploi du temps ces prochains temps très chargé (il travaille sur deux films dont un qu'il a commencé à tourner), cela risque malheureusement pas d'être pour tout de suite...

    Critique technique par Kevin Prin
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