Les deux réalisateurs, rejoints par leur directeur de la photographie, nous proposent un
commentaire audio non dénué d'intérêt mais qui aurait pu plus nous toucher s'ils faisaient preuve d'un peu plus d'humilité. Quoiqu'il en soit, ils ne manquent pas d'anecdotes sur le tournage et reviennent sur leur film avec une sympathique fraicheur. Chaque séquence se voit traitée avec la même pertinence (et fierté) et c'est avec un réel sens du détail qu'ils nous expliquent la construction visuelle et artistique de leur film. On n'échappera pas aux sempiternels remerciements, mais on leur pardonne.
Le fruit de nos entrailles (51mn59) : Habile complément au commentaire audio des réalisateurs, ce making of se révèle particulièrement complet et nous propose un beau tour d'horizon d'un film à part dans le petit monde du cinéma français. On assiste à la préparation du film (il faut reconnaître que les deux hommes voulaient maîtriser leur sujet avant le premier tour de manivelle), des comédiennes et des effets spéciaux (maquillages, moulages...) Puis on nous entraîne sur le plateau où l'on assiste au tournage de plusieurs séquences. On découvre ainsi les réalisateurs en plein travail dans la construction de leur plan, de gestion des comédiennes et des nombreuses contraintes dues aux maquillages et effets spéciaux. Ils nous parlent ensuite des qualités des deux comédiennes avec une profonde affection. On aborde également l'aspect promotionnel et les différentes démarches en terme de markéting... Tout est donc passé ici à la moulinette pour nous permettre de découvrir comment le film fut monté, construit et vendu. On aurait parfois aimé que chaque étape soit isolée afin de gommer un aspect un rien fouillis, mais au final, ce module se révèle particulièrement complet.


On trouvera ensuite
6 petits modules façon clips internet diffusés pour la promotion du film. On découvre ainsi le moulage du visage de Nicolas Duvauchelle à l'image de ceux que l'on a découvert dans le making of pour les deux comédiennes, le tournage de trois séquences, le choix de l'affiche et la projection de presse et enfin, un dernier sur Béatrice Dalle au Festival de Cannes (pas toujours très facile à gérer la demoiselle).
Nous retrouvons ensuite les deux réalisateurs par le biais d'une passionnante
interview de plus d'une demie heure où les deux hommes se livrent sans concession sur leurs influences et les amoureux du genre reconnaîtront facilement que les deux hommes maîtrisent leur sujet et savent de quoi ils parlent. Puis c'est au tour de Béatrice Dalle de se prêter au jeu avec toujours le même franc parler. Voilà quelqu'un qui peine à utiliser des pincettes dans ses propos. Et quelque part, c'est ce franc parler que l'on aime chez elle. La troisième interview étant plus anecdotique qu'autre chose.
Cette édition se clôt sur un
court métrage absurde, " Pizza à l'oeil ", un module sur la musique du film (10mn15), le
faux trailer réalisé pour présenter le film au distributeur, la bande annonce originale et son trailer et enfin,
deux galeries d'images.