Akira Collector

Test interactivité

4/5
Présentation de l'édition collector :

Il existe deux versions de l'édition spéciale d'Akira. La première est déjà épuisée et se présente sous la forme d'un luxueux coffret métallique bleu-nuit aux bords arrondis. Le logo Akira et son équivalent écrit en japonais on été mis en relief sur la face avant du boîtier. A l'intérieur, deux digipacks sont collés sur le fond de la ville de Néo-Tokyo et un feuillet double page qui détaille de manière très lisible le contenu de chaque DVD complète la présentation. Le seul reproche qu'on puisse faire à cette édition, c'est le système de fixation des digipacks, tellement rigide, qu'il faudra prendre un soin extrême pour ne pas abîmer les disque en essayant de les extraire du boîtier.

Une fois que le stock de cette édition spéciale collector sera épuisée, une nouvelle version sera diponible reprenant le contenu exacte de la précédente (double DVD+feuillet). La packaging métallique fera par contre place à un boîtier plastique de type amaray à deux emplacements, glissé dans un foureau en carton qui reprend le logo Akira sur fond noir.

NB : il existe aussi une édition simple du film sans le DVD de suppléments. Nous ne la traiterons pas ici.

Points communs aux deux disques :

La sérigraphie simple et unie qui reprend encore une fois le logo d'Akira sur un fond noir pour le premier DVD et rouge pour le deuxième.

Les menus au design sobre et élégant, mais résolument moderne. Pour chaque DVD, la page d'accueil est musicale et animée comme les transitions vers les pages annexes fixes et muettes.

Remarquons la volonté de la part de l'éditeur de faire simple et efficace : la navigation est conviviale, la présentation, l'archivage et l'accès des informations sont claires et accessibles.

DISQUE 1 : Le film

Sur ce DVD double couche on trouve le film en version anglaise ou japonaise. Les sous-titres anglais sont optionnels mais pas imposés. Le changement de piste sonore à la volée est possible. Le disque offre en outre, un accès aux 36 chapitres du film par vignettes fixes. Une option ''THX optimizer'' permet d'effectuer tous les réglages nécessaire au calibrage d'une installation home-cinema, pour profiter du film dans les meilleures conditions. Enfin, l'option capsule ne permet pas comme l'affirme de manière mensongère la jaquette du DVD, d'accéder à des informations supplémentaires pendant le film. Une fois activée, elle donne une traduction (comme un sous-titre) des graffitis présents sur les murs des décors utilisés pour le long métrage. Cela relève plus du gadget que d'une otption comparable à celle du lapin blanc de Matrix.

DISQUE 2 : les suppléments

Production report (48'16'') : format qui varie en fonction des éléments vidéo, 4/3, bande son japonais 2 canaux, sous-titrage anglais en option, possibilité de le visionner en intégralité ou par chapitres accessibles sur la page dédiée.

Ce documentaire a été réalisé à l'époque de la sortie du film et reprend les étapes majeures de la production. On oublie vite son caractère promotionnel pour se focaliser sur le quantité importante d'informations qui sont communiquées.

Bien structuré, on apprend tout sur la génèse du projet, la présentation des personnages, le travail en studio (design des personnages et des décors, les storyboards, les couleurs, le transfert sur pellicule, l'apport du numérique). L'ensemble étant émaillé d'extraits et d'interventions pertinentes de Katsuhiro Otomo.

Une large partie est consacrée à l'enregistrement des dialogues avant la réalisation de l'animation : celle ci consiste à dessiner le mouvement des lèvres des personnages animés en suivant au plus près les dialogues déjà enregistrés. Le but étant de tendre vers plus de réalisme. Ce procédé, plutôt courant aux USA (notamment chez Disney), n'était pas utilisé pour l'animation japonaise. Akira a donc fait office de pionnier en la matière et on peut affirmer sans complexe que le résultat s'avers être à la hauteur des ambitions affichées.

La partie musicale n'est pas en reste avec un sujet qui traite de la composition symphonique de Geinoh Yamashiro et l'alliance de techniques résolument modernes avec les instruments traditionnels.

Le documentaire se termine avec l'inévitable bande annonce d'Akira.

Akira sound clip (19'18'') : format qui varie en fonction des séquences vidéo, 4/3, bande son japonaise 2 canaux, commentaire anglais en option, possibilité de le visionner en intégralité ou par chapitres accessibles sur la page dédiée.

Nettement moins intéressant que les autres documentaires, Akira Sound clip aborde le travail effectué sur la composition de la bande originale du film. Malheureusement, les images du compositeur ou des instruments folkloriques et des différents musiciens sont rares : le document se contente principalement de repasser des extraits du film qui correspondent aux plages musicales de la b.o. Les quelques explications du commentaire anglais sur la fusion des ordinateurs pour la partition et le stockage de la musique avec les sonorités traditionnelle restent trop dans le vague pour apporter un semblant d'information utile au spectateur.

Director's Interview (28'55'') : plein écran, 4/3, bande son japonaise deux canaux, sous titrage anglais en option.

A défaut d'avoir un commentaire audio sur le film, l'interview comble une partie de nos attentes. Katsuhiro Otomo revient sur son parcours (de la BD à l'animation), ses influences cinématographique et la genèse d'Akira.

A elle seule, cette petite demi-heure en tête à tête avec l'auteur d'Akira procure suffisamment d'éléments pour cerner la personnalité d'Otomo et justifie à amplement l'achat de l'édition. On apprend par exemple que K.O. est fan des films comme Easy Rider ou que Akira aurait dû être à l'origine, un hommage au manga Gigantor. Katsuhiro Otomo nous dévoile aussi ses archives personnelles : les cahiers sur lesquels l'intégralité du script d'Akira a été écrit et les premiers croquis des personnages effectués... voilà un supplément inévitable !

Production material : images fixes plein écran

La section Production material propose l'intégralité des storyboards en suivant le découpage des 36 chapitres du premier DVD tout en ajoutant 6 chapitres supplémentaires. Ces derniers sont consacrés aux storyboards inutilisés, aux décors, au design des personnages, aux couvertures nationales et internationales du manga, au matériel promotionnel, aux jaquettes des différentes éditions vidéo et au merchandising.

Trailers : format qui varie en fonction des séquences vidéo, 4/3, japonais 2 canaux, sous-titrage anglais en option et possibilité de les visionner en continu ou de manière indépendante.

La section bandes annonces offre 2 teasers (le premier sans image du film), 2 bandes annonces et 1 spot télévisé. Complémentaire et inévitable.

Restoration : format qui varie suivant les séquences vidéo, anglais 2 canaux, pas de sous titres, obligation de visionner les 3 parties indépendamment.

Composé de trois segments : picture (3'55), english voice over (3'09) et english 5.1 audio mix (3'20), Restoration explore la production du DVD sous ses aspects audio et vidéo.

Seul le documentaire consacré à la restauration de l'image s'avere être vraiment intéressant : au travers des témoignages des spécialistes ayant participé à la remise en état du film, on comprend bien le travail de titan qui a été effectué pour redonner à Akira son éclat vidéo d'origine. Quelques démonstrations ayant pour but la vulgarisation du procédé, montrent notamment comment supprimer des poussières par le biais de la retouche numérique.

Les parties qui traitent du remixage sonore en anglais restent en revanche, plus évasives. Elles offrent les interviews enthousiastes et des extraits du film, mais elles n'apportent pas d'éléments significatifs sur le travail réalisé.

Glossary : format vidéo plein écran, 4/3, muet.

Cette partie du DVD permet d'accéder à un lexique complet en anglais des termes utilisés ou associés à l'univers d'Akira. A défaut d'être un véritable supplément, on pourra le ranger dans la catégorie des curiosités intéressantes.

Finallement, on pourrait accorder à l'édition d'Akira le terme " d'ultime ". Sans rivaliser avec les contenus des collector comme les Disney, l'éditeur a quand même reussi à faire une synthèse astucieuse et facilement accessible, des divers suppléments sortis au cours des rééditions vidéo de ce monument de l'animation japonaise.

Critique technique par Laurent Wiart.

Le verdict des internautes

Total des votes : 7

Les notes des internautes

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