Le menu principal s'inscrit sur une belle carte géographique du Nord de l'Inde et inscrit l'itinéraire réel suivi par le train durant l'action. Bonne idée bien réalisée. Un menu principal très lisible et pourvu d'une navigation intuitive et rationnelle.
Le
Chapitrage est divisé en sections illustrées et sonorisées par la musique du film. Il est découpé suffisamment pour être réellement utile et rapide et sa visibilité visuelle est louable.
Les suppléments sont divisés en 5 sections et contiennent l'essentiel de ce que tout cinéphile attend. On félicite l'éditeur du soin apporté à leur réalisation concernant ce Lee Thompson qui n'est certes pas un de ses chefs-d'oeuvre mais est très honorable et absolument passionnant pour qui s'intéresse à son évolution et au cinéma de genre anglais en général, l'un des meilleurs du monde de 1955 à 1965.
a)
Filmographies : du réalisateur Jack Lee Thompson, des acteurs Kenneth More (aussi remarquable ici que dans
Sink the Bismark ! [Coulez le Bismark !] (GB 1960) de Lewis Gilbert ou
The Mercenaries [Le dernier train du Katanga] (GB 1967) de Jack Cardiff), Lauren Bacall (qu'on ne présente plus), Herbert Lom (le commentaire initiale mentionne avec raison la relative célébrité que lui apporta la série des
Panthères roses dans les années 1975 mais il est surtout, à nos yeux, le génial acteur de
Phantom of the Opera [Le fantôme de l'Opéra] (GB 1962) de Terence Fisher, d'
Asylum (GB 1972) de Roy Ward Baker et de quelques autres grands classiques du cinéma fantastique ainsi que de grands films réalistes tels que
Hell Drivers [Train d'enfer] (GB 1957) de Cyril R. Enfield), etc. Elles sont faites avec soin, présentées sur de beaux fonds très agréables et surlignent les films parus chez PVB y compris celui que vous avez entre les mains.
b)
Affiches : trois belles affiches, deux francophones dont la Belge et une autre.
c)
Photos : près d'une quinzaine de photos de travail, d'exploitation, de plateau, dont certaines en noir et blanc très belles.
d)
Critiques pour : Très intéressantes historiquement comme toujours. Elles furent sensibles (le grand Jean de Baroncelli dans
Le Monde ne s'y est pas trompé) à l'aspect western décalqué en Inde du scénario, louent le beau travail de mise en scène de Thompson et sa beauté plastique, évoquent une transposition de
Stagecoach [La chevauchée fantastique] (USA 1939) de John Ford et du western en général avec un certain anachronisme structural assez facile et inévitable. Elles ne remarquent guère ce qui est le point fort du film : son sadisme récurrent et l'ampleur terrifiante de certaines séquences. Seule
La Croix y est suffisamment sensible pour évoquer " d'horribles scènes de guerre " !
e)
Critique contre : elles croient dénoncer un film qui serait selon elles colonialiste, raciste et bassement commercial. Comme d'habitude, il semble que le film n'ait pas été visionné. Les dialogues et les situations sont très travaillés et raffinés du point de vue de la situation politique et morale des différents personnages. Au point que l'actualité de
Aux frontières des Indes apparaît d'une façon surprenante : c'est la rançon de son honnêteté précisément que d'échapper ainsi au temps, d'y résister, mieux : d'y coller.
Des suppléments vraiment basiques, mais à la valeur historique indéniable il faut bien le reconnaître.