Les menus 16/9 sont à l'image du film : explosifs et colorés ! Entièrement animés sur les pages principales ainsi que celles des chapitres, proposant des transitions rapides et esthétiquement agréables, la navigation y est simple, claire et séduisante.
Les suppléments quant à eux, regroupés sur le second disques, ont été confiés aux bons soins de David Prior, l'homme derrière les éditions spéciales de
Fight Club,
Die Hard ou la prochaine de
Panic Room . Un gage de qualité.
Scènes supplémentaires Thérapie de groupe :
Une scène irrésistible où le groupe de flics écoute religieusement Martin Lawrence déblatérer sur sa condition de policier pour se terminer en pugilat verbal assez fleuri. Mike et Mara :
Une petite séquence confirmant si besoin en était le succès de Mike auprès de la gente féminine. La maison haïtienne :
Une scène qui sert de préambule à l'attaque des trafiquants haïtiens par nos deux héros : une sorte de clin d'oeil aux deux compères de L'Arme fatale.
Au magasin Phat :
Une réflexion sur la méthode à utiliser en face de trafiquants armés jusqu'aux dents. A propos de la maison de Mama :
Le chef des méchants se plaint de la prolifération des rats dans sa baraque. Il faut tuer le chien :
Encore le chef des méchants qui se plaint de la capacité des chiens policier à renifler sa drogue, où qu'elle soit cachée, et lance un contrat sur eux...
Les fausses funérailles :
Une scène irrésistible où les deux flics se trompent de convoi funéraire et inspectent de vrais cercueils avec de vrais cadavres en lieu et place des cercueils utilisés par les trafiquants pour cacher de la drogue.
L'hilarante scène coupée "Il faut tuer le Chien"
Documentaires :
Les cascades
Ce module s'applique à minutieusement décortiquer toute la séquence de la poursuite en voiture sur l'autoroute, la scène finale où un Hummer dévale à 120 km/h une pente à très forte dénivelée au milieu de baraquements, et la destruction de la villa du méchant. Des images de tournage très impressionnantes qui mettent en évidence la lourdeur de l'infrastructure à mettre en place pour réaliser de telles scènes. Il s'agit dans un premier temps de storyboarder l'ensemble, de pré visualiser les angles de caméra sur un ordinateur, puis de faire des essais dans un aéroport désaffecté pour juger de la vitesse réelle des voitures dans les mêmes conditions que pour le film. Michael Bay, le réalisateur, exprime son ambition pour la scène d'une seule phrase évocatrice de l'ensemble : le but est de placer des caméras à des endroits où les cameramen se feraient tuer s'ils le faisaient. Pour ce faire, les ingénieurs et cascadeurs du film ont travaillé de concert pour inventer un type de caméra baptisé Bay Buster pour permettre de filmer ces plans très particuliers. Il s'agit en fait d'un véhicule renforcé permettant de subir de gros chocs sans pour autant abîmer les caméras, pour qu'elles puissent continuer à tourner. Le documentaire propose non seulement de voir son utilisation mais d'en apprécier aussi les performances.
Michael Bay, réalisateur de Bad Boys 2, commente les cascades du film
L'autre souci était de ne pas emboutir pour quelque raison que ce soit la Ferrari utilisée dans la poursuite (300 000 dollars). Il aura fallu un programme et une manipulation rigoureuse et précise de l'engin pour que cela n'arrive pas une seule fois... pendant la poursuite. Une séquence de tournage permet de voir comment à l'arrêt, Martin Lawrence a réussi à abîmer la Ferrari alors qu'elle avait résisté à une semaine de tournage de fou furieux au milieu des autres bolides. Un grand moment de solitude pour le comédien qu'on ne se lasse pas de voir et de revoir sans cesse. La destruction de la villa est un autre grand moment du tournage, presque aussi impressionnant que son résultat final à l'écran. Un module de 10 minutes tout simplement incontournable.
Les effets visuels.
Ce module vient en complément de celui consacré aux cascades. Il permet dans un premier temps de voir le travail de prévisualisation sur ordinateur de la poursuite en voiture dans sa quasi intégralité. Dans un second temps, le travail de ces images par ordinateur permet de rendre encore plus vraies les prises de vue. On constate que la modélisation des véhicules n'a pas été aussi systématique que l'on aurait pu le penser. Seuls quelques artifices bien placés ont permis d'obtenir le résultat voulu. La Ferrari, et quelques autres modèles, ont été modélisés pour l'occasion. Le documentaire propose de s'initier à cette pratique de la modélisation et à son intégration définitive dans l'image. Les images de synthèse ont aussi été utilisées pour la réalisation de certains plans (la fusillade dans la maison des haïtiens) avec une ambition clairement affichée de choisir des angles de vue et des mouvements si possible jamais vus auparavant. Les explications des ingénieurs et du réalisateur sont didactiques, simples et passionnantes et se font images à l'appui, étape par étape.
Une explication des Effets Visuels véritablement passionnante
Analyse de séquences
Un module qui repousse un peu plus les secrets de fabrication du film au travers du prisme de scènes clés du long-métrage : la chaussée Macarthur, le camion frigorifique, le monorail, la voiture piégée, la villa de Tapian, le bidonville... Il est possible de choisir, parmi quatre options, quels aspects de sa conception on désire voir : voir la scène, voir le tournage, voir les storyboards et enfin voir le script. L'avantage de ce bonus est de permettre une introspection efficace sur le tournage lui-même et la façon dont chaque protagoniste du film travaille sur sa partie bien spécifique. On est comme les témoins privilégiés d'une grosse production à Hollywood. Des répétitions houleuses (comédiens, réalisateur et cascadeurs) aux progressions effectives du scénario en passant par le tournage de la scène elle-même (Michael Bay est le plus souvent mort de rire), rien que du plaisir en perspective.
Journal de production.
Du tournage du premier Bad Boys à la genèse de l'aventure Bad Boys II, de l'entraînement des comédiens au sein de l'académie de police de Miami (pour se familiariser avec les méthodes de travail des forces de l'ordre et le maniement spécifique des armes utilisées dans le film) à la quasi-totalité des scènes d'action ou dramatiques du film, on est vraiment dans le vif du sujet. Les fous rires des comédiens, la difficulté à refaire et refaire inlassablement la même scène, la vision que le réalisateur aimerait que tout le monde saisisse dès sa première explication, les moments où il se détend quand Martin Lawrence essaye à tout prix de le menotter, fêter dignement l'anniversaire du producteur... L'on suit avec délectation ce journal de bord du tournage d‘une précision et d'une sincérité à toute épreuve, comme si nous avions nous même participé à l'entreprise. L'ordre chronologique du film est respecté même si avant chaque séquence, un texte nous indique la date auquel le tournage a eu lieu.
Rien de tel qu'une pléthore de bandes-annonces pour clore cette interactivité florissante, puisque le premier disque de cette édition propose les trailers de : Bad Boys I et II, Bad Boys le jeu, Hellboy, Hollywood Homicide, National Security, Rap Connection, Returner et S.W.A.T. unité d'élite.
Au final, une édition diablement complète, alliant plaisir et surtout décortication de la fabrication d'un film comme rarement. Un must incontournable !
Critique technique par Amédée Véday