
Commentaire audio
Toujours sans sous-titres, le commentaire audio de Schumacher ne sombre ni dans l'autosatisfaction, ni dans un regard critique quelconque. Distillant ici et là les raisons de ses choix artistiques, le réalisateur nous apprendra que Nicole Kidman se retrouve dans Batman parce qu'elle s'est faite coiffer au poteau par Julia Roberts sur L'expérience interdite, et qu'à contrario, certains comédiens de ses précédents films écopent de petits rôles ici et là. Une chose reste certaine : Schumacher a voulu s'amuser en laissant la liberté à son staff d'en faire autant, et préférant chercher ses inspirations dans les plus anciens comics plutôt que dans les films précédents...Doit-on vraiment l'en blâmer ?


L'ombre de la Chauve souris : Réinventer un héros (28min29 - vost) :
Première partie de la longue rétrospective dédiée à ce troisième film, Réinventer un héros s'attarde longuement sur l'amical passage du relais de Tim Burton à Joel Schumacher d'un commun accord. On y apprendra que Batman Forever est tout d'abord né du désir de Bob Kane (le créateur du héros), qui trouvait l'épisode précédent trop sombre à son goût. La suite se penche sur le désistement de Michael Keaton ayant pourtant longuement hésité, ainsi que sur le choix de Robin, pour lequel Jude Law et Ewan McGregor se sont présentés à l'audition. Tout le monde admet également avoir choisi Jim Carrey parce qu'il est devenu une superstar dans la même période, avant de parler du succès inespéré du film.


Au delà de Batman (vost) :
Toujours en faisant intervenir récemment la plupart des techniciens, nous y découvrons au choix par sections séparées ou d'une traite les différents processus de création du film. Sont ainsi passés en revue les décors, les costumes, les cascades, les effets visuels et l'orchestration musicale. Ceux qui en veulent tant au réalisateur d'avoir choisi un graphisme pareil découvriront enfin la dégaine de sa décoratrice (fils caché de Boy George et Roseanne Barr), quant aux autres, il découvriront les multiples secrets de fabrication d'un des premiers films à abuser des effets numériques au service d'un style moins raté que dans nos souvenirs.


L'interactivité de ce troisième film s'achève sur le clip vidéo de Seal, Kiss from a rose.