DVD 1
Commentaire audio :Sensiblement moins enjoué que celui du premier film - les commentaires ayant été enregistrés à la suite - Burton reste un peu plus conventionnel et ne se contente que de nous offrir un joli avant-goût de ce que nous retrouverons sur le second disque. Il y aborde les quelques désaccords avec les distributeurs et le fait qu'il ait pu néanmoins réaliser le film qu'il voulait. D'une manière plus anecdotique on le surprendra à s'amuser tout seul devant les petits pingouins déambulant un peu partout, en avouant craquer devant ce type d'animal. Après être lui-même touché par son final et la mort de son monstre - il est vrai sensationnelle - il expliquera pourquoi il n'a pas réalisé le troisième film qu'il avait pourtant d'ores et déjà en tête. Croustillante en restera sa conclusion avec un classique "Merci de m'avoir écouté jusqu'au bout" ici renchérie d'un "De toute façon vous n'avez pas besoin d'écouter le commentaire audio d'un autre Batman puisque je me suis arrêté à celui-là !". On reconnaît bien là celui qu'on aurait souhaité tout aussi désinvolte sur le reste du film.
Ce premier DVD se clôt sur la bande-annonce du film, le reste des bonus étant sur le second disque
DVD 2
Batman, Catwoman, et le Pingouin (21min52) :Document promo d'époque, on n'échappe bien évidemment pas à une mise en avant élogieuse du film, mais nous sommes pourtant loin des cirage de pompes intempestifs de productions plus récentes. Michael Keaton admet lui-même que tourner avec tout ces gens en costume demeure grotesque, et la featurette regorge d'images de tournage et d'interviews des principaux concernés qui parlent de leur personnage sans jamais se contenter de les présenter. On y découvre par exemple Michele Pfeiffer s'entraînant au fouet pour réussir du premier coup une prise où elle décapite des mannequins dans un grand magasin.
L'ombre de la chauve souris (30min17) :Passons aux choses sérieuses puisque 13 ans plus tard, la plupart des protagonistes de cette aventure reviennent dévoiler les secrets d'un tournage peu commun. On y découvrira par exemple le "non" catégorique de Tim Burton sur la présence éventuelle de Robin alors que Warner le lui demandait avec insistance. Là où le documentaire brille par l'absence de Michael Keaton et Michele Pfeiffer (qui ne seront représentés que par des interviews d'époque, déjà très pertinentes et se fondant dans le propos), on y gagne une intervention de Sean Young qui après avoir été évincée du premier film remet ici le couvert. En effet la comédienne tenta également d'obtenir le rôle de Catwoman en débarquant chez Warner habillée en chat et en sautant partout. On apprend également que Anette Bening a aussi vu le rôle lui passer sous le nez après être tombée enceinte durant la pré-production (de quoi se rendre compte que sous le masque, la comédienne aurait eu exactement le même visage que Michel Pfeiffer).

Parmi les réactions les plus pertinentes, on retiendra un Danny DeVito ému d'avoir eu l'un des plus beaux rôles de sa vie et que les enfants le reconnaissent pour cela, tout comme un Tim Burton nous expliquant en conclusion comment le studio lui a poliment refusé son troisième scénario. Voilà qui laisse songeur sur ce qu'aurait pu être
Batman 3...
Batman, les héros (7min05) :Présenté sous forme de profils vidéo tirés d'interviews promo, sont présentés ici les gentils personnages du film, depuis leur création sur papier jusqu'à leur version cinéma. Une explication peu utile en ce qui concerne Batman si l'on a déjà vu les autres documentaires de ce DVD comme ceux du premier film. La seconde partie s'intéressera rapidement à Alfred Pennyworth, majordome de Bruce Wayne, qui ne sera malheureusement qu'à peine survolé malgré l'interview récente de son interprète. L'appartenance du personnage au MI5 n'étant même pas abordée.
Batman, les méchants (11mion20) :Pas de jaloux : à l'instar du bonus précédent, ce sont ici les méchants du film qui bénéficient d'une petite analyse complète. On y évoque les évolutions de chacun, les libertés prises avec le Pingouin ainsi que l'arrivée d'un nouveau personnage, Max Schreck, qui nous proposera les seules interventions (d'époque, encore) de Christopher Walken sur ce DVD.
Les dessous de Batman (65min43) :Attention : excellent making of ! Si comme sur les trois autres films de la collection,
Les dessous de Batman s'intéresse sur la conception purement technique de
Batman le défi, la nature du film et les séquences choisies font de ce documentaire un très bel outil d'apprentissage. Il y est bien entendu question des costumes et des décors qui restent les éléments les plus apparents du spectacle de Burton et qui font ici l'état d'un belle analyse nourrie de croquis plus surprenant les uns que les autres (la Catwoman débraillée étant effrayante). Mais l'intérêt est ailleurs. Sur le travail hallucinant de Danny Elfman tout d'abord qui signe ici l'une de ses plus belles orchestrations et qui nous invite à une démonstration de sa composition sur quelques scènes. Sur les effets visuels ensuite, totalement composés à l'inverse de ce que l'on pourrait imaginer, comme la chute de la playmate du toit de l'immeuble qui n'est en fait qu'à un mètre d'un sol rempli de petits soldats censés représenter la foule dans une rue elle aussi en maquette. Nous sont dévoilés ensuite les nombreux mate painting du film, maquettes, ainsi que le plan final où Catwoman regarde le logo Batman dans le ciel originellement conçu avec une tête en animatronique, puis remplacé par une doublure. Nous avons bien évidemment le privilège de voir les deux.

Restent deux excellents modules dédiés aux bizarroïdes petites créatures du film, à savoir les pingouins. Le premier s'attarde sur LE pingouin, en nous dévoilant les nombreuses ébauches dessinées et croquis abandonnés des différentes versions du personnage que l'on aurait pu avoir. La parole est ensuite donnée aux nombreux maquilleurs (y compris Stan Winston) de Danny DeVito et le comédien lui-même sur la façon dont ils lui ont conféré ce visage si particulier, le tout complété par de nombreuses vidéos internes d'époque où l'on découvre les artistes au travail.
Le second s'intéresse à tous les autres pingouins du film, qu'ils soient réels (guidés en élevage et dressés pour galoper avec un attirail sur le dos), robotisés, où tout simplement interprétés par des gens en costumes. On s'amusera devant la dernière partie du documentaire qui dévoile la création des premiers animaux en 3D réalistes du cinéma sur un plan aérien où il aurait été compliqué de diriger de vrais pingouins. Document d'époque oblige, les explications et l'enthousiasme des animateurs devant un pingouin en synthèse à l'armature un peu sommaire comparée aux making of récents prête forcément à sourire.
Clip vidéo de Face to Face (4min13) :Pas super populaire, on avait presque oublié cette ovni musical à l'identité féline qui est pourtant bien présent dans le générique de fin du film. Le clip est un peu kitsch, sonnant comme une parodie de Cure, et comme c'est rigolo on est bien contents de le trouver ici.