Pour sa première sortie en DVD sur le territoire français,
Boyz 'N The Hood arrive directement en
édition spéciale sur deux disques.
Les menus principaux des deux DVD, animés et musicaux, s'avèrent particulièrement laids, les autres menus fixes et muets ne rattrapant rien...
Le menu principal du premier DVD
Le menu principal du second DVD Commentaire audio du réalisateur John Singleton :Tenant vraiment ce film à coeur, et pour cause puisqu'il s'agit de sa toute première réalisation quatre mois après avoir quitté la fac et qu'il s'inspire d'évènements de sa vie, John Singleton nous parle de Boyz'n the hood avec une passion rare. Enchaînant les anecdotes de tournage mais aussi de son passé, on découvre donc d'où vient l'énergie du film : des tripes d'un réalisateur américain black qui avait énormément à dire et revendre.
Friendly Fire : making of de Boyz 'N The Hood (4/3, 43'17)
Boyz 'N The Hood était un double pari à l'époque : dénoncer comme aucun autre film ne l'avait fait la violence des ghettos de Los Angeles, et particulièrement parmi les communautés noires, mais aussi en confier la réalisation à son scénariste, âgé seulement de 22 ans, sans aucune expérience auparavant. Qualité du script, engouement des acteurs, ... : étape par étape le projet devint film, ce qu'expose parfaitement ce documentaire sans aucune langue de bois et se laissant écouter tout seul.
John Singleton, réalisateur de Boyz 'N The Hood Scènes supplémentaires (4/3, 1.85, qualité d'image médiocre)
Deux scènes coupées au montage, l'une montrant Tre (Cuba Gooding Jr.) rendre visite à sa mère et lui exposant ses projets pour l'avenir, l'autre un face à face entre Laurence Fishburne et Ice Cube. Deux scènes complètes donc, non dénuées d'intérêt.
On finit par
deux clips de la bande-originale, des
filmographies sélectives des acteurs principaux et du réalisateur, et quatre
bande-annonces dont celle du film.
Cette édition spéciale contient le minimum syndical pour une pareille dénomination, mais l'ensemble étant passionnant et de qualité, on ne fera pas la fine bouche.
Critique technique par Kevin Prin