L'interface de cette édition de
Cars n'est pas déplaisante mais ne brille pas par l'originalité de son design. Les différents menus sont animés et musicaux, et la navigation fluide. Il faut plutôt chercher la déception du côté des suppléments. On attendait évidemment d'avoir le court métrage qui précédait le film lors de sa diffusion en salles,
L'Homme-Orchestre, et sur ce point, tout va bien, il est bel et bien là. Mais il représente le principal attrait de l'édition, même si les autres bonus, comme les scènes coupées ou l'autre court métrage inédit, sont tout à fait bienvenus. Pas un seul documentaire n'est consacré à la fabrication technique de ce film qui repose pourtant sur un savoir-faire 3D proprement stupéfiant. Tout cela est bien léger.
SupplémentsMartin et la lumière-fantôme (6:50)
Conçu comme un prolongement direct à Cars, ce court métrage réalisé par John Lasseter arbore un rendu visuel identique à celui du film, c'est-à-dire splendide. Un soir comme les autres, nos joyeux compères se réunissent sur ordre du shériff au beau milieu des pompes de la station essence de Radiator Springs : le noble Doc tient à leur faire part de la rumeur qui entoure une mystérieuse lumière bleue qui terrorise chaque soir les véhicules du coin. Toujours aussi sensible, le bêta Martin va prendre l'histoire très au sérieux. L'intrigue est simple et s'adresse davantage aux enfants qu'aux adultes, mais l'ensemble demeure ludique, en particulier lorsque l'ambiance se met soudainement à lorgner du côté du film d'épouvante à l'aide d'une mise en scène et d'un éclairage de circonstance.
L'Homme-Orchestre (4:23)
Il s'agit du court métrage présenté en introduction de Cars lors de sa diffusion dans les salles de cinéma. Ecrit et réalisé par Andrew Jimenez et Mark Andrews, ce court muet et plein d'ironie voit s'affronter deux saltimbanques autour de la malheureuse pièce d'or qu'une petite gamine de passage dans le coin veut utiliser pour faire un voeu. Très joliment designé et animé, fort d'un rendu 3D irréprochable, le sketch est aussi bref que percutant.
Epilogue (4:07)
Il s'agit simplement de l'épilogue et du très amusant générique de Cars, sans les crédits défilants bien entendu.
L'origine de Cars (7:05)
Durant ce documentaire promotionnel éclair, John Lasseter revient sur la genèse de Cars. Outre sa passion des voitures, le livre exhaustif écrit par Michael Wallis au sujet de la Route 66 a été déterminant dans la mise en route du projet. Au point de le pousser, avec le co-réalisateur Joe Ranft et d'autres membres de l'équipe, à entreprendre une longue traversée du pays sur la fameuse route, afin de s'imprégner de l'atmosphère et des personnalités pittoresques qui la bordent. C'est lors de cette balade que John Lasseter et ses collègues prennent conscience de ce qui est advenu des villes laissées de côté après la construction de l'autoroute. Le réalisateur s'attarde d'autre part sur les raisons plus personnel qui font de Cars un film important à ses yeux : les conseils de sa femme et les longues vacances en famille à bord du camping-car qui en ont résulté, et qui l'ont rapproché de ses enfants, etc. Tout cela a déjà été maintes fois évoqué en conférence de presse au moment de la promotion du film, l'avantage ici est que l'on a les images en plus.
Scènes coupées
Quatre scènes coupées nous sont présentées avec possiblité, au choix, de les visionner une par une tout ou toutes à la suite.
La Station-Service Top Down (3:41): dans cette version de l'histoire, Flash ne se retrouve pas séparé de Mack sur l'autoroute durant son sommeil, mais en partant faire un petit tour alors que le camion va se ressourcer à la pompe diesel d'une station-service. La scène est en 2D très rough (crayon à papier, crayons à mine de plomb, crayons de couleurs...) et très sympathique en soi, mais on conçoit qu'elle aurait été susceptible de casser le rythme du récit, qui se devait de ne ralentir qu'après qu'il arrive à Radiator Springs.
Perdu (1:39): suite de la précédente scène coupée. Flash est toujours perdu sur l'autoroute, à la recherche de Mack, et tombe par hasard sur un cimetière de voitures. On retrouve quelques plans bel et bien présents dans le film, mais auxquels s'ajoutent des images inédites du fait de cette nouvelle péripétie (nuisible à sa rutilante carrosserie !).
Travail d'intérêt collectif (3:06): dans cette scène rigolote, Flash refuse d'aider les habitants de Radiator Springs à ramener des clients en participant au tout premier Grand Prix organisé par la ville. Il ne se doute pas alors des conséquences de son acte... sorti de la fourrière, il s'aperçoit en effet que son moteur a été transféré dans un rouleau compresseur. Visuellement, la scène est un peu plus chiadée, avec l'ajout d'un peu de peinture pour la couleur - ce qui n'enlève rien au charme des dessins rough.
Motorama Girls (1:38): au cours de cette dernière scène, Flash apprend comment Ramone et Flo se sont rencontrés, à l'époque où celle-ci faisait partie des "motorama girls". Sans doute la scène la moins indispensable des quatre inédits.