Casablanca (blu-ray)

Test interactivité

4/5

Les deux pistes commentées par un critique et un historien, tous deux hautement compétents et pédagogues, s'avèrent de bout en bout passionnantes. Ceux qui maîtrisent l'anglais et qui feront donc l'effort nécessaire, auront matière désormais à briller en société lorsqu'il s'agira de parler de Casablanca. Car, tout mais alors tout ce que l'on peut connaître de la genèse douloureuse du film de Curtiz et plus encore est contenu dans ces deux admirables commentaires. Il est tout de même regrettable que Warner ne les réserve qu'aux bilingues anglophones !

 

As time goes by : les enfants s'en souviennent (6mn46 - vost) : interview en parallèle du fils de Bogart et de l'une des filles de Bergman. Un document où les superlatifs pleuvent, où l'on découvre, ô surprise !, que les enfants adorent le film. Problème, ils sont bien incapables d'expliquer de manière constructive pourquoi Casablanca possède toujours ce statut de classique adoré de tous. Finalement, le seul véritable intérêt de ce premier bonus est de constater que les deux stars hollywoodiennes ne pouvaient en aucun cas renier leur progéniture tant la ressemblance physique est criante de vérité.

Lauren Bacall parle de Humprey Bogart (1h23mn28 - vost) : La pièce maîtresse (du moins en durée) de cette édition. Il nous permet de découvrir en détails la carrière imposante du célèbre interprète du Grand sommeil. De ses débuts difficiles (il mit longtemps avant de voir décoller brutalement sa carrière à l'aube des années 40) à sa phénoménale réussite artistique (deux oscars et un paquet de chefs d'oeuvre à son actif) et commerciale (Bogart fut l'une des stars les plus rentables de son époque). Parmi les moments forts de cet excellent documentaire (même s'il est forcément un peu trop parti-pris du fait de l'omniprésence de Lauren Bacall), on retiendra l'émouvante révélation par Katherine Hepburn des adieux entre Spencer Tracy et Bogie, la veille de la mort de ce dernier.

You Must Remember This : Hommage à Casablanca (34mn39 - vost) est un excellent making of retraçant toute la genèse pour le moins mouvementée de Casablanca et dont la présentation est effectuée par Lauren Bacall. Il est à noter qu'il s'agit du même documentaire présent comme seul bonus sur la précédente édition. Toutefois l'introduction par Lauren Bacall manque désormais à l'appel et pour cause, on la retrouve sur le premier disque en prélude au film (une façon de faire deux bonus avec un seul diront les mauvaises langues !).

La production est un montage précieux de photos du tournage, d'affiches du film (une multitude aussi variée que belle) et de notes de production (des documents originaux) montrant à quel point le déroulement du tournage fut chaotique. Un supplément de choix. Ah bien sûr, on allait presque oublier de le signaler (NDLR/ tu plaisantes là, Laurent), ces inestimables notes de production sont en anglais et Warner ne propose bien évidemment pas un quelconque sous-titre pour que le plus grand nombre puisse les découvrir.

Et c'est reparti pour les bonus réservés aux rois du Harrap's puisque les deux scènes supplémentaires et donc inédites, soit quand même un vrai trésor cinéphilique, ne disposent que de sous-titres anglais. Comme elles sont muettes, il faut donc comprendre l'anglais pour en apprécier la teneur.

Les scènes inédites sont en revanche visibles par tous puisqu'elles sont entièrement muettes sans aucun sous-titre. En revanche, il faut noter qu'il s'agit en fait d'une mauvaise traduction de l'éditeur puisque ces séquences ne sont en fait juste que des prises alternatives de scènes existantes dans le montage final.

Vient ensuite la possibilité d'écouter huit séances d'enregistrement avec Dooley Wilson au chant et au piano dont 4 pour le seul et mythique As Time Goes By.

L'adaptation pour la télévision : Who Holds Tomorrow : Ce bonus a comme seuls valeur et intérêt de nous faire comprendre à quel point remaker Casablanca ne rime à rien, qui plus est pour le petit écran avec des acteurs particulièrement insipides. Difficile donc d'aller au bout de ce supplément anecdotique.

Le bonus suivant est en revanche un vrai petit bijou. Carrotblanca est un dessin-animé mi-hommage, mi-parodie du film de Curtiz avec en vedette une grande partie des héros Looney Tunes. Bugs Bunny joue ainsi le rôle de Bogart, Daffy Duck celui de Sam, Titi celui de Peter Lorre, Gros minet celui de Paul Henreid... Un concentré d'ingéniosité, totalement hilarant et extrêmement fidèle à l'original mise à part la fin.

Enfin, cette édition se clôt sur la bande annonce du film, puis sur celle de la reprise en 1992 et enfin par celle de Robin des bois.

Le verdict des internautes

Total des votes : 3

Les notes des internautes

  •  
    Image
  •  
    Son
  •  
    Interactivité
  •  
    Bonus

Les tests des internautes

logAudience