Une édition spéciale riche en bonus mais qui déçoit un peu. Certes, certains suppléments valent le détour mais on aurait aimé beaucoup plus de la part de cette édition.
Ca commence pourtant de la meilleure des façons avec un menu animé et musical (dont le thème de la série en fond sonore) d'accueil emballant. Décomposé en trois segments, l'écran central projette des images chocs du film pendant plusieurs secondes pour finir par les photos des trois drôles de dames. Le reste des menus est plus classique (tous fixes) mais les transitions animés sont aussi sympas que le menu d'accueil.

On commence le tour des festivités avec le
commentaire audio en VO sous-titré français du réalisateur, McG et de son directeur de la photo, Russell Carpenter. McG est un homme enthousiaste et cela s'entend. Il entraîne dans son chemin Russell Carpenter et permet au commentaire d'être communicatif à défaut d'être totalement passionnant. Car, le problème, c'est que le film est déjà si réussi qu'entendre son réalisateur expliquait qu'il a voulu faire un film fun, devient vite redondant. Mais cela n'est pas trop grave car McG se révèle être une sorte de Christophe Gans américain multipliant avec bonheur les références aux films qui l'ont marqués. Il cite ainsi pèle mêle
West Side Story pour le look des couleurs, bien évidement
Body Double pour la maison ronde surélevée,
Les affranchis et Scorsese en général pour le plan séquence d'ouverture,
Boogie Nights pour le second, très circulaire se déroulant dans cette même maison surélevée (Carpenter nous apprend alors qu'il a fallu pas moins de 30 prises pour obtenir le résultat épatant que l'on voit à l'écran),
La folle journée de Ferris Bueller pour l'envol tarzanesque de Bill Murray,
True Lies pour la scène où Cameron Diaz accrochée à l'hélicoptère tient à bout de bras Lucy Liu (amusante anecdote : il s'agit pour les deux films du même directeur de la photo) ou encore
Rocky dans le générique de fin pour faire un parallèle avec l'état d'excitation dans lequel il a voulu placé le spectateur. Les deux compères n'hésitent pas non plus à rendre hommage à la beauté et aux performances de leur trio d'actrices. Certaines remarques sont assez mémorables comme celle où ils nous apprennent que la maison dans laquelle déboule à moitié à poil Drew Barrymore est la même que celle qui a servie pour le tournage d'ET! Un commentaire bien plaisant.
La Méthode G (VO/ST, 6' 30) rend compte de l'énergie et l'enthousiasme incroyable qui anime McG, le réalisateur du film. Totalement hystérique, on le découvre sur le tournage en train d'ulcérer ses félicitions à son équipe. Les interviews des membres de l'équipe confirment ce sentiment. Verhoeven a désormais un sacré concurrent !
Le Maître des anges (VO/ST, 7' 24) est de loin le bonus le plus attrayant du DVD. Malheureusement beaucoup trop court, il nous permet de voir à l'oeuvre la création et la réalisation des scènes de combat. Au centre du reportage, on retrouve l'auteur des chorégraphies, Mr Cheung-Yan Yuen. Les répétitions des actrices dans un gymnase et celles sur le tournage avec les filins sont aussi instructives qu'amusantes (Drew Barrymore qui souffre le martyre, Cameron Diaz qui avoue à ses futurs entraîneurs qu'elle ne sait même pas toucher ses pieds,...).
Sans être passionnant,
Bienvenue dans le monde des anges (VO/ST, 4' 47) évoque les décors et le look général du film. On apprend ainsi qu'ils sont réussi à retrouver le speaker original de la série avec lequel Charlie s'adressait à ses filles. Le document insiste également sur le décor remarquable constitué par la maison ronde de Eric Knox.
Atours angéliques (VO/ST, 3' 24) attire l'attention sur l'un des éléments principaux du succès de la série : les vêtements des drôles de dames. Les responsables des costumes évoquent tour à tour l'adaptation du look à la personnalité et au physique de chaque actrice. Un trop court hommage au glamour du film.
Effets Angéliques (VO/ST, 6' 44) met l'accent sur les effets spéciaux du film. Le reportage dissèque trop rapidement (un leitmotiv dans cette édition) entre autre l'épatant plan séquence qui ouvre le film (en fait, il y a eu trois plans), le plan
matrixien de la balle tirée sur Drew Barrymore, l'explosion du château qui s'avère être une vraie explosion sans aucun trucage (seules les actrices ont été doublées).
Comment volent les anges (VO/ST, 2' 34) montre la scène de combat dans la ruelle sans son postsynchronisé et avec les acteurs accrochés à leurs câbles. La vision du document met en valeur tout le travail effectué après le tournage.
Scènes coupées (2.35, 4/3, VO/ST). Ces scènes inédites déçoivent forcement par leur nombre (seulement trois) et leur durée (4' 10 en tout). Elles sont certes plaisantes mais on aurait imaginé des scènes plus explosives ou plus sexy.
La première
Marco Polo ! (1' 11) permet à Bill Murray de réhabiliter un peu plus le génie comique de Bill Murray. Il se livre avec Tim Curry, également excellent, à une hilarante bataille aquatique.
The men's room (1' 20) se situe juste avant que Cameron Diaz pénètre dans le sas. Toujours déguisées, les deux femmes sont obligées d'entrer dans les toilettes pour hommes pour éviter de tomber nez à nez avec Tim Curry. Ce dernier les rejoint aux toilettes et les deux drôles de dames ne peuvent s'empêcher d'aller mater l'engin du bonhomme. S'en suit un subtile discours où elle se moque de sa taille faisant fuir Tim Curry. A noter comme l'indique McG (il introduit chacune des scènes et donne quelques explications quant à leur coupe), cette scène est un hommage au détail près à la salle de bains de
Shining, notamment dans le rouge ultra agressif.
Extra Shake and Bake (1' 38) prolonge la scène où Drew Barrymore décide de rester chez Knox. On les voit flirter jusqu'à une chute spectaculaire de Drew. C'est la scène la moins intéressante des trois et le fin ne colle pas tout à fait avec la suite puisqu'on y voit Drew Barrymore partir de la maison.
Bétisier (16/9, 2' 38) est en fait malheureusement rien d'autre que le générique final du film. Frustrant surtout que des scènes ratées, il y en a un paquet sur un film. Enfin, ça fait toujours plaisir de les revoir et la musique est entraînante.
La section des
Clip videos comporte deux titres,
Independent Women Part 1 de Destiny's Child et
Charlie's Angels 2000 de Apollo Four Forty.
Les
Filmographies sont bien incomplètes puisqu'elles ne tiennent compte que de McG, Cameron Diaz, Drew Barrymore, Lucy Liu et Bill Murray.
La section des
bandes annonces est en revanche plus complète. On a d'abord le droit à la bande annonce du film en VO sans sous-titre (annové en VF) 5.1 4/3 1.85 (recadrée toutefois). Le teaser du film (5.1 et 16/9 en VO/ST) est un petit bijou parodiant allègrement James Bond tout en se la jouant glamour et esthétique. Suivent
Le mariage de mon meilleur ami (présence de Cameron Diaz oblige),
Vertical Limit (5.1 et 16/9) et
Almost Famous (en VO/ST 4/3 1.85).
Après l'édition spéciale de
Hollow Man, Gaumont confirme sa volonté de proposer des petits segments vidéo au lieu d'un long making of. Cela fonctionnait plutôt bien pour le film de Verhoeven mais là, il n'y en a vraiment pas assez. On reste sur notre faim. Un commentaire audio des trois drôles de dames n'auraient pas été de trop pour nous consoler. Au contraire, il aurait du être obligatoire. Peut être dans une prochaine édition très spéciale !

Trois
menus cachés égayent un peu plus la navigation. Sur le premier menu des suppléments, allez sur
Bienvenue dans le monde des anges et utilisez la flèche droite de votre télécommande, un icône apparaît sur l'image de gauche et cliquez et vous aurez le droit à un clip totalement inutile mais savoureux des trois drôles de dames moulinant des cheveux. Le deuxième menu se trouve sur la page suivante à partir de la section
Comment volent les anges. En vous déplacant sur la gauche cette fois et en cliquant sur l'icône qui apparaît, vous pourrez voir un clip de 1' 15 montrant comment on transforme Drew Barrymore en LL Cool J. Le dernier menu caché se trouve sur la
flèche de la dernière page des bonus. Allez sur la droite et cliquez. Vous accéderez à des images totalement réjouissantes du tournage où tout le monde a l'air de prendre son pied. Un humour potache et bon enfant qui fait plaisir à voir. Dommage que cela soit trop court, à peine 1' 15.