Beaux menus 16/9 simples et rationnels. Outre un chapitrage en 12 sections animées, numérotées et sonorisées, on trouve trois suppléments :
un entretien de Pascal Iglicki avec Dida (16/9 couleurs, durée 22'35'') qui est très sympathique, toujours aussi sincère même si un peu moins riche en détails (nous pensons à l'anecdote de l'ami de Dida qui lui n'a pas réussi à réaliser son rêve et est mort sous un pont à Bangkok) que les extraits contenus dans le dossier de presse, mais qui a l'intérêt de retracer les grandes dates de sa carrière.
un entretien avec la productrice Véra Belmont (16/9 couleurs, durée 7'25'') où on pourra méditer cette remarque passionnante que nous résumons en substance : "En France, lorsque vous voulez produire un film, vous cherchez des réalisateurs film-makers mais vous ne trouvez que des auteurs refusant de simplement servir un sujet." C'est tout le problème du statut du cinéaste dans une industrie. Ses commentaires sont pour le reste aussi intéressants : le résultat est selon nous conforme à ce qu'elle souhaitait et qu'elle avait raison de souhaiter.
La bande-annonce originale (1.85 16/9 couleurs, durée 1'37'') bien montée et ne dévoilant pas l'histoire du film mais résumant bien son sens.
L'ensemble est honorable même s'il n'a pas sacrifié à la mode du making-of exhaustif. Peut-être un documentaire sur l'histoire de la boxe thaïlandaise des origines à nos jours aurait-il pu être proposé à ceux ignorant tout de ce sport ? Il est vrai qu'ils ont de toute manière un excellent aperçu, de première main, de ses conditions actuelles d'existence, tant sociologique que spirituelle.