Commentaire Audio :
John Carpenter prend des nouvelles de Keith Gordon et s'intéresse à la poursuite de sa carrière (le comédien est par la suite devenu à son tour metteur en scène) sans prêter attention au générique de départ, pas de doute, comme d'habitude avec les commentaires audio du maître, il s'agit plus de retrouvailles que d'une véritable déconstruction du film. Ce qui est loin de nous déplaire. Entre anecdotes, souvenirs jubilatoires, et informations toujours aussi instructives l'écoute des deux hommes s'avère rapidement comme étant des plus indispensables.
Christine Fast and Furious (28min53) :
Une sympathique rétrospective du film de John Carpenter sur laquelle reviennent la plupart des intervenants se penchant essentiellement sur les diverses anecdotes de tournage. Si le fait que Alexandra Paul et Keith Gordon se soient tripotés avant le tournage pour être plus à l'aise au moment de la prise, ou que l'héroïne d'Alerte à Malibu soit végétarienne n'ont pas beaucoup d'intérêt (quoique...), on y découvrira que l'actrice fut remplacée par sa soeur jumelle sur la séquence finale nécessitant quelques efforts physiques et ce, à l'insu total du réalisateur. Il y est également expliqué que Christine fut jugé comme étant le film le plus grossier de l'histoire du cinéma (!!!) lors de sa sortie, suivi quelques mois plus tard par Scarface, damant le pion au film de Carpenter pour les raisons que l'on connaît.
Christine : La chaîne de montage(7min16) :
Comme la plupart des documentaires réalisés par Laurent Bouzereau, celui retraçant la carrière de Christine se voit divisé en plusieurs parties alors qu'il n'aurait pu être constitué que d'un seul bloc. Cette seconde et dernière partie du making of se penche sur le choix de la bande originale et de l'orchestration de John Carpenter, le succès et les répercutions sur la carrière du réalisateur et des comédiens occasionnées par le film.
Christine : La mise en route (11min51) :
A force de tronçonner les documentaires en parties distinctes on en arrive à fournir un fouillis interactif, puisque bien qu'étant la 3ème featurette proposée et aussi incompréhensible que cela puisse paraître, Christine : la mise en route s'avère être l'introduction du making of général. Comme toute introduction, on se penche sur la conception du projet, les différences majeures entre le scénario et le livre ainsi que le choix des acteurs, soit rien de bien captivant une fois que l'on a déjà regardé les "deux autres" documentaires.
Scènes coupées (26min01) :
Palliatifs aux passages du roman passé à la trappe, l'ensemble des séquences supprimées étoffe sensiblement le caractère des personnages sans réellement leur apporter du sang neuf. Outre un interrogatoire entre Keith Gordon et Harry Dean Stanton plus important et les relations entre Alexandra Paul et John Stockwell nettement plus explicites, rendant la fureur finale plus (trop?) compréhensible, il n'en restera que bien peu à retenir.