LE PROCES DE JEANNE D'ARCInterview de Robert Bresson (5min)
Le réalisateur explique à Mario Beunat ses motivations face au choix du sujet.
Robert Bresson et Jean Guitton (5min)
Bien moins qu'une interview, ce supplément n'est rien de plus qu'une succession de compliments envers le réalisateur. Les explications de Bresson font un peu doublon après avoir vu le supplément précédent.
Interview de Florence Delay (21min)
L'actrice principale du film revient sur les lieux du tournage quarante ans après et livre ses impressions sur ce retour, explique et décortique certaines scènes. Ponctué de photos de tournage, le reportage semble un peu vide dans la forme(ne serait ce que visuellement) mais demeure très intéressant dans le fond.
Interview de Georges Duby et Laure Adler (40min)
Aussi soporifique qu'un cours d'histoire, cette interview extraite des brûlures de l'histoire retrace la vie de la pucelle. Aucune allusion au film de Bresson ou au réalisateur n'est faite, ce bonus se concentre principalement sur l'incroyable et "passionnante" histoire de Jeanne d'Arc. Laure Adler est parfaitement consensuelle alors que l'interview aurait gagné à être beaucoup plus incisive. Ce bonus ne s'adresse qu'à ceux qui ne connaissent absolument rien de cette page d'histoire.
Discours d'André MalrauxPrononcé à la radio le 18 mai 1961 à l'occasion de l'anniversaire de la libération de Jeanne D'arc, il est un bon moyen d'apprécier les qualités d'orateur et d'écrivain de l'homme politique. Avec son ton particulier, il retrace un portrait de celle qui finira au bûcher et annonce l'importance de son rôle dans l'histoire française.
PICKPOCKETCinépanorama (6min)
Bresson subit les questions de France Roche et François Chalais comme des chars d'assaut méprisants. Le réalisateur, homme digne s'il en est, répond avec franchise et sans haine envers ces deux intolérants. La forme est donc révoltante, mais le fond passionnant.
Les modèles de PickpocketVoila un film documentaire de cinquante deux minutes qui a le mérite d'aller un peu plus loin que la featurette habituelle. La réalisatrice Babette Mangolte se propose de retrouver les protagonistes du film de Bresson et de les faire parler de l'homme que le réalisateur était, comment il travaillait et savoir ce qu'eux ont retenu de cette expérience unique. Bresson étant contre le système d'acteurs, il n'utilisait ses modèles qu'une seule fois. Selon lui utiliser un acteur pour jouer Napoléon, puis Marx, puis Publius Cimber, c'était dire que cet acteur = Napoléon=Marx=Publius Cimber.
Sectionné en trois parties, le film se construit à la manière d'un Chris Marker (Sans soleil, La Jetée) en donnant ses impressions sur ce qu'elle filme et jouant sur l'espace et le temps en tentant de les joindre. Malheureusement la réalisatrice n'en a pas forcément l'habitude, ce qui lui donne un aspect bancal, mal travaillé et ne trouve pas l'alchimie nécessaire à ce genre de documentaire. Néanmoins les trois témoignages traduisent un réel engouement pour le cinéaste et insufflent chacun une figure différente : de père, d'amant, et de maître. Les intervenants sont intéressants mais malheureusement leurs impressions sont trop similaires et limitent un peu la portée ambitieuse de ce bonus.
Pickpocket Autour de PickpocketExtrait d'un débat dans une salle de cinéma (le reflet Médicis) en présence de personnes ayant côtoyé le réalisateur et répondant tant bien que mal aux questions (peu inspirées) du public.
KassagiVoila un extrait de l'émission La piste aux étoiles où l'on voit le roi des pickpockets, Kassagi (il tient un petit rôle dans le film de Bresson), à l'oeuvre. Il est hallucinant ! Il va, court, et vole avec une vitesse incroyable. Même en repassant les scènes image par image il est difficile de distinguer le truc. Kassagi est d'une agilité manuelle inouïe.
Kassagi
Kassagi L'ARGENTInterview de Robert Bresson (7min)
Enregistré pour TF1, qui courageusement se dédouane de toutes responsabilités, cette entretien avec Bresson est d'une aide infinie pour comprendre le cinéma du maître.
Interview de Robert Bresson (13min)
Version alternative de la première (celle de TF1), plus longue et différente sur le contexte. Accouplée à l'autre elle retranscrit justement les propos et les intentions du réalisateur.
Marguerite Duras (2min)
Présente sur le dvd pour apporter un cachet prestigieux (on suppose...) il s'agit là du supplément le plus insignifiant de tous les bonus du coffret. L'écrivain y témoigne de l'admiration pour les films de Bresson, point.
Marguerite DurasDommage que MK2 Editions ait choisi ce supplément plutôt que d'avoir inclus un portrait du réalisateur comme l'a fait l'excellente émission
Cinéma de notre temps (à bon entendeur, il reste des films à sortir).