Les copieux suppléments qui accompagnent les quatre films proposés dans ce coffret permettent de mieux comprendre le cinéaste américain. A commencer par son style, d'abord, fait d'excès et de flamboyance géniale. Et pour se faire une idée de la façon dont Douglas Sirk s'approprie une histoire, l'éditeur a eu la très bonne idée d'inclure deux films de John Stahl, tournés dans les années 30, et dont Sirk a réalisé les remakes :
Le secret magnifique en 1935, revisité par Sirk en 1954, et
Images de la vie, tourné en 1934, devenu
Mirages de la vie en 1959. La mise en parallèle du travail des deux cinéastes s'apparente à une véritable leçon de cinéma. Outre une intéressante interview de Sirk, il est passionnant de voir à quel point l'héritage du cinéaste demeure important à travers le témoignage de Christophe Honoré qui évoque
Mirages de la vie, et surtout avec François Ozon, qui, en un peu plus de 20 minutes avec
Quand la peur dévore l'âme, établit les filiations étranges qui existent entre
Tout ce que le ciel permet de Sirk, et
Tous les autres s'appellent Ali de Fassbinder, tourné au début des années 70. Passionnant.