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Coffret Jean-claude Brisseau

Test interactivité

3/5
UN JEU BRUTAL

  • Leçons de cruauté (19'56) : comme il est indiqué en début de reportage, un souci technique lors de la prise de son peut rendre inconfortable l'écoute de l'entretien pour cause de saturation. A travers quelques extraits et des photos du film, le cinéaste évoque la bonne humeur quotidienne sur les plateaux où tout le monde se marrait. Brisseau se penche ensuite sur les thèmes du film. Il a écrit le scénario durant une période pénible de sa vie où il s'interrogeait sur le sens de la vie et du mal. Pour lui, la violence, la brutalité, font partie de la vie, elle est omniprésente et voulait en parler à travers ce qu'il y a de plus horrible, à savoir les assassinats d'enfants. On en apprend un peu plus sur la création des personnages, leurs relations, leurs évolutions...Un entretien fort intéressant, parfait prolongement du film.


  • Court-métrage L'échangeur (23'47) réalisé en 1981 par Jean-Claude Brisseau. Un jour de mai 1981, Jean-Roger et sa mère quittent Paris pour s'installer dans une HLM de la banlieue est. Jean-Roger découvre avec fascination les combines, les trocs et trafics en tous genres exercés par les jeunes de son âge. Entre fiction et documentaire, présenté dans une copie médiocre, L'échangeur pose les bases du futur cinéma de Brisseau. Troublant.



  • Bande-annonce (1'52)

    DE BRUIT ET DE FUREUR

  • La Chute et l'envol (25'28) : interview récente de Jean-Claude Brisseau qui analyse De bruit et de fureur en profondeur et livre toutes les clés du film à la caméra. Le réalisateur décrypte les différents aspects du film, de ses thèmes fondamentaux aux diverses lectures que peut prendre cette oeuvre cinématographique, en passant par les personnages. Une idée de film part toujours de près ou de loin d'une expérience personnelle. Ici Brisseau dit s'être inspiré de son passé de professeur dans un établissement scolaire où prévalait la délinquance. A l'époque du tournage, à la fin des années '80, pas plus les médias que les politiques semblaient s'intéresser à ce phénomène. C'est pourquoi Brisseau s'est senti obligé de pointer du doigt ce phénomène de société de plus en plus inquiétant. A l'aspect réaliste du film (tirant vers la tragédie) viennent se greffer d'autres genres : comique, fantastique et poétique s'imbriquent naturellement. C'est en cela que le cinéaste souhaitait mélanger les différents genres afin de ne pas figer le spectateur dans une unique lecture du film. Brisseau insiste sur cette réalité brutale, le désordre et la transgression qui régnaient dans l'établissement où il officiait en tant que professeur. Ne voulant en aucun cas réaliser un film social ou naturaliste, il a tenté d'analyser le phénomène de la violence des jeunes à l'école et dans leur quotidien ainsi que les conséquences de ces actes. Lors de la phase d'écriture du scénario, Jean-Claude Brisseau s'identifie aux personnages qu'il décrit, ainsi se pose t-il la question de comment rendre un jeune garçon méchant sympathique...
    C'est une belle analyse du film et du propos dénoncé que nous propose ce premier supplément complet et instructif.


  • Morceaux choisis (27') : télécommande en main, le réalisateur commente les premières séquences du film. Lors de la scène d'ouverture par exemple, il n'y a aucune bande-sonore, effet voulu par le cinéaste. Selon lui, un début de film doit définir deux choses : le style et les thèmes principaux. Ainsi le spectateur comprend tout de suite dans quel univers évolue le gamin Bruno, sa condition sociale et le fait qu'il soit entièrement seul. On en sait également un peu plus sur le budget du film, à peu près 3,5 Millions de francs de l'époque.
    Un supplément qui, à quelques détails près, ne fait que répéter les intentions du cinéaste évoquées précedemment.


  • Brisseau cinéaste (40') : réalisé par Luc Ponette, ce making-of d'époque était inédit à ce jour. On y voit le cinéaste au travail dirigeant les jeunes figurants dans la cour d'école ou dirigeant Bruno Crémer. Le making-of montre bien le peu de moyens du film, l'équipe tournant lors des scènes d'intérieur dans des espaces confinés et exigues. Brisseau se livre sur sa manière de travailler, lors du tournage par exemple, il pense déjà en termes de montage et de mixage. On remarque également qu'il dirige beaucoup ses acteurs, leurs montrant la plupart des gestes à effectuer. Enfin, il revient sur les éléments réalistes qui jalonnent le film : la plupart des éléments ont été tirés de ses élèves comme cette anecdote véridique de certains d'entre eux tirant sur les murs à coups de carabines.



  • Bande-annonce du film (1'46)
  • Le verdict des internautes

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