Ni trop explicatif, ni trop vague, le documentaire mélange adroitement images du tournage et interviews de l'équipe du film, avec un vrai souci d'argumentation et d'enchaînement logique. Nicolas Boukhrief a notamment l'occasion de revenir sur son envie première de réaliser un autre polar après Le convoyeur, et sur ses parti-pris de mise en scène (découper une scène en deux ou trois plan-séquences, plutôt que de multiplier les prises et de rattraper le tout au montage), et son approche du sujet du film, la maladie d'Alzheimer. Le cinéaste souligne ainsi la volonté de l'équipe artistique de ne pas montrer le personnage lors " de son passage de l'autre côté ", autrement dit lors de ses crises et périodes d'absence. " Je n'aurais pas trouvé ça moral ", ajoute Boukhrief. Outre Dussollier, qui revient rapidement sur son enthousiasme initial pour le projet, les acteurs ne tarissent eux pas d'éloge sur la vedette de Cortex, notamment Julien Boisselier et Pascal Elbé, pas loin d'être intimidés sur le plateau par " l'intense concentration " d'un comédien " qui ne lâche jamais le morceau ". Un
making-of enrichissant, donc, qui apporte un commentaire honnête et parfois drôle sur la conception du film et sa genèse scénaristique.
Second supplément digne d'intérêt, la
galerie des projets d'affiches, en fait des variations graphiques autour de plusieurs éléments forts : le visage froncé et inquiétant de Dussolier, le rubik's cube, le pistolet. Trois symboles finalement repris sur l'affiche finale, mais peut-être de manière moins originale que dans ces art-concepts.
On trouvera également une
galerie photos de Xavier Lambours et un accès aux pistes audio de la bande originale. La
bande-annonce du film complète une interactivité simple et concise, mais suffisamment digne d'intérêt pour capter l'attention.