La présente édition de Dancer in the Dark est composée de 2 disques : un pour le film et un pour les suppléments. Les menus des 2 disques sont strictement identiques.
Après les logos de l'éditeur le menu (entièrement en Français) s'ouvre sur une petite intro bien sympathique et esthétiquement plutôt réussie. Le reste du menu est du même acabit, mais on peut quand même lui reprocher à celui du premier disque des transitions techniquement perfectibles (la transition s'amorce -> écran noir + chargement ->fin de la transition).
Sur le menu du premier disque on peut accéder au film, au chapitrage (vignettes animées du plus bel effet), aux langues et à 2 bande-annonces : les Idiots (4/3 recadrée, VOSTF) et Breaking The Waves (4/3 au format, VOSTF), 2 autres film de Lars Von Trier.
Sur le second disque on trouve :
La bande-annonce du film (4/3, format respecté, vostf),
Les filmographies de Lars Von Trier et de 8 des acteurs du film. Celles-ci comportent toujours au moins une biographie de la personne, mais rarement sa filmographie. Curieux (bis).
C'est dans ces filmographies que l'on peut trouver le seul bonus caché de cette édition : sur la première page de la filmographie de Björk cliquez sur Enter et vous arriverez à une interview de 23 minutes de l'actrice. Celle-ci est entrecoupée constamment par des extraits du film mais qui illustrent à merveille ses propos. On y apprend ainsi à quel point elle était devenue Selma, son désir depuis longtemps de faire une comédie musicale non hollywoodienne (" que l'on puisse faire dans notre cuisine "). Bien sûr elle s'attarde aussi sur son travail avec Lars Von Trier ainsi que sur la mise en scène sonore (absolument épatante chaque bruit étant considéré comme un instrument : mélomanes, ce film sera un bijoux pour vous). Anecdote qui force le respect : aucun danseur du film n'est professionnel !!
Pour finir on trouve le supplément principal de ce dvd, et qui a lui tout seul mérite le détour : Von Trier's 100 eyes est un making of (55'49, 4/3, VOSTF) à la richesse incroyable. Il suit tout au long du tournage Lars Von Trier, celui-ci n'hésitant pas à livrer ses pensées et réflexions à la caméra. Il commence par y donner son opinion sur les USA : " Une nation faible qui doit tuer ses membres pour préserver son concept de la morale ", justifiant ainsi pleinement l'engagement du film contre la peine de mort. Outre l'ambiance vraisemblablement sympa du tournage, on plonge assez rapidement dans ses détails techniques : ainsi on apprend que les scènes de ballets sont filmés simultanément par 100 caméras ! ! ! (d'où le titre du making-of). Le but était alors de donner l'impression aux danseurs et acteurs d'avoir toute leur liberté de mouvement (ce qui est faux sinon il aurait fallu 10.000 caméras !). Autre moment fort de ce making-of où on le voit en train de filmer caméra sur l'épaule tout en dirigeant ses acteurs : extraordinaire !
Ce reportage finit sur une note assez surprenante : on se situe après la cérémonie à Cannes (où le film a reçu la Palme d'Or et Björk le prix d'interprétation féminine) et Lars Von Trier déclare : " Depuis la palme, je n'ai pas eu une seule pensée censée. Je suis comme assoupi. Pour la première fois de ma vie... je n'ai... ni projets, ni ambitions. C'est très étrange. Je suppose que c'était le coup de grâce. ". Et de regarder fixement la caméra pendant près de dix secondes et de sourire.
Le générique se lance et MALHEUREUSEMENT alors qu'il se met en voix-of à parler AUCUN SOUS-TITRE NE DAIGNE S'AFFICHER ! ! ! Vu qu'il s'exprime en Danois, dur dur de comprendre...
Critique technique de Kevin Prin