Le plus gros écueil de cette édition, qui ne nous offrira qu'une partie suppléments relativement succinte. Dead Space Downfall, en tant que composant d'un plan média à grande échelle et couvrant plusieurs milieux, aurait en effet pu se permettre au moins un making of revenant sur ce petit événement (un film d'animation gore, même ultra-gore, ce n'est pas si courant) qui se décline aussi en comic book et jeu vidéo. Une featurette sur la façon dont les intrigues de ces différents univers peuvent s'entrelacer aurait aussi été passionnante, mais non. Nous commencerons ainsi ce maigre menu par la piste musicale isolée, qui permet d'écouter une partition plutôt travaillée mais qui n'intéressera que les plus mélomanes d'entre nous.
Les autres se rabattront sur la
scène coupée, intéressante en cela qu'il s'agit du véritable climax du film voyant l'héroïne affronter le gigantesque
graverobber composé de plusieurs dizaines de cadavres. Le manque de commentaire ou explication ne nous dira cependant pas si l'abandon de cette scène est dû à des causes financières (la 3D aurait été beaucoup mise à contribution, notamment lors de la phase en apesanteur), des choix de narration (le film ne manque pas d'action et se constitue déjà une sorte de climax avec la confrontation "non-violente" de Alissa et des créatures) ou bien pour garder quelques surprises pour le jeu vidéo.
S'en suit le seul supplément un tant soit peu informatif sur les coulisses du film, et encore, autant que puisse le faire une
galerie photo. D'autant plus que celle-ci paraît un peu confuse et mêle des illustrations venues des trois versions de
Dead Space, comme si on tenait là plus un fourre-tout qu'autre chose. L'impression générale sur les suppléments de cette version animée du cauchemar spatial d'Electronic Arts est donc à la monotonie, bien loin de la ligne éditoriale chargée des
Hellboy animated -pour le côté animation adulte- quand il y aurait pourtant eu tant à dire sur l'élaboration multi-plateforme d'un tel projet. Et ce ne sont pas deux
bandes-annonces -une pour le film, l'autre pour le jeu- qui parviendront à combler cela.