Pour sa sortie en DVD zone 2, Fahrenheit 9/11 s'occtroie non pas un mais deux DVD.
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Lecture interactive (env. 23min):A l'instar du fameux lapin blanc offrant des bonus durant la lecture de
Matrix, c'est ici un petit trombone apparaissant en bas de l'écran qui permet au spectateur d'avoir accès aux interventions de deux correspondants de la presse française aux Etats-Unis. Y sont traités pêle-mêle et entre autres le système de vote législatif ayant permis à Bush de gagner les présidentielles en 2000, le manque de position de la presse qui finit par basculer dans le patriotisme, le fameux "patriot act" encourageant tout le monde à espionner tout le monde ainsi que l'occupation des Irakiens dans la prison d'Abou Graib par les américains. Si le nombre restreint de ces documentaires (7 modules éparpillés sur un film de deux heures) pouvait décourager les moins braves ayant déjà regardé le film, il est possible de les regarder directement les uns à la suite des autres sans passer par le film. Une bonne initiative.
Analyse de 5 séquences (env. 19min):Un commentaire audio du film morcelé par un rédacteur de la revue Cadrage.net pourrait trouver sa place dans un film ou la forme prédomine sur le fond, mais dans le cas présent et malgré le fait que l'idée soit des plus intéressantes, pas ou peu de choses ne retiennent notre attention. Le journaliste, en plus de s'écouter parler, dénote bon nombre de références à des classiques du cinéma et des métaphores là où il n'y en a pas forcément et ne se détachera jamais de l'aspect plastique du film.
DVD2A quoi sert ce film (11min20):Véritable bouffée d'air frais, cette courte featurette nous rappelle que tout les américains ne vivent pas encrés dans un violent égocentrisme, et donne la parole à bon nombre d'intervenants et d'associations issue de milieux et de cultures variées (Yoko Uno et Moby sont de la partie) confortant les idées de Michael Moore, qu'ils aient été convaincus avant ou après avoir vu le film. Il est rassurant de constater que l'emprise médiatique se confronte à quelques esprits clairs et réfractaires près.
Scènes supplémentaires (74min55):Ni commentaire satirique ou ironique, ni montage humoristique décalé, font de ces scènes coupées (parlons plutôt de pans entiers, 1h15 tout de même) un intérêt plus que capital pour prendre le sujet dans sa réelle gravité et profiter de caméras embarquées et longues interviews non tronquées pour vivre la bêtise et l'émotion des protagonistes dans la manière la plus brute qui soit. L'une des plus censée étant celle d'Ahmed Ahmed, le Jerry Seinfeld arabe traitant le sujet avec humour. Arrestations de civils totalement sommaires, improvisation de Georges Bush lors d'une conférence de presse à la hauteur du bonhomme (soit pas convaincant pour 2 sous), ou bien encore une sortie de la prison d'Abou Graib plutôt confuse et mouvementée sont autant de regards portés sur une situation défaillante, que même un film de plusieurs heures n'aurait pu contenir à lui seul.
Le dessous des cartes (14min):Extraits de la pédagogique émission de télé du même nom, il nous est permis ici de survoler l'histoire et les origines de l'Irak depuis sa création jusqu'à aujourd'hui en passant par les événements ayant déclenché la guerre du Golfe à travers une carte chronologique interactive. Bien que très enrichissante, cette carte fixe et son petit coté "cours d'histoire" peut rapidement lasser les moins patients.
Premières pensées (5min43):Il ne s'agit ni plus ni moins que la longue liste déroulante de noms des soldats ayant péri en Irak que Michael Moore diffusa sur Internet suite au résultat des élections de 2004.
La Palme et le brûlot (46min24):Les propos de Quentin Tarantino annonçant que le film de Moore n'a pas eu une Palme politique mais artistique semblent avoir fait des émules auprès de bon nombre de nos ressortissants intervenant dans ce documentaire exclusif à l'édition française. Cette sorte d'analyse de l'analyse des situations actuelles entraîne la confrontation d'avis divergents des amateurs et des détracteurs de Michael Moore, tous issus de milieu culturels variés, chacun ancré dans sa propre position. Un débat où interviennent entre autres Karl Zero, Jack Lang, Christine Ockrent, José Bové, William Karel, et Youssef "Georges Bush ne sait pas lire" Chahine défendant chacun les idées que Moore n'est soit qu'un homme de spectacle, soit le seul journaliste mettant les pieds dans le plats de la meilleure manière possible.
Au final se montrant le complément parfait du film.