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Freddy 3 : Les Griffes Du Cauchemar

Test interactivité

3/5
Comme sur chaque DVD de la série, les menus légèrement animés et musicaux sont agréables à défaut d'être totalement convaincants. Beaucoup moins riche en bonus que le premier Freddy mais bien plus que sur le second, cette édition propose d'enrichissantes interviews où les intervenants n'hésitent jamais à exprimer le fond de leur pensée (quitte à égratigner notamment le film précédent). Manquent malheureusement comme sur pratiquement tous les DVD de la série, des images d'époque (préparatifs, tournage, post-production,...).

Comme pour les deux précédents titres de la série, on peut remercier l'éditeur de nous avoir faciliter les chose en reprenant les bonus présentés sur le huitième disque du coffret zone 1 pour les incorporer sur le DVD correspondant.

Tout les suppléments sont sous-titrés

On commence par un Message aux fans (45 sec) sans intérêt qui est en fait un petit speech de Dick Cavett, célèbre présentateur de talk show aux USA. Celui-ci évoque la popularité qu'apporte une apparition dans un Freddy.

La production (9mn 01) : Bruce Wagner et Wes Craven reviennent sur le script original qu'ils ont écrit, ce dernier faisant remarquer à quel point on peut s'éloigner du concept de base (Wagner cite Bunuel comme influence majeure). Robert Englund nous apprend qu'il a proposé sa version pour Freddy 3. Rachel Talalay, alors productrice sur la série (elle réalisera par la suite le 6) explique pourquoi la version envisagée par Craven et Wagner ne pouvait pas fonctionner (trop chère, trop délirante, ne respecter par les règles établies). Puis c'est au tour de Chuck Russell et Frank Darabont de parler de leur expérience. Le premier en profite au passage pour casser du sucre sur le dos de La Revanche de Freddy qui selon lui est beaucoup trop proche d'un "serial killer movie". Reconnaissant tout de même beaucoup aimer le premier, il explique que le seul moyen selon lui de faire le 2 aurait été de le rendre plus fantastique et surtout plus drôle. Pour conclure, Talalay reconnaît tout de même que le 2 avait de nombreux défauts. ("on a fait des erreurs") .
Bref en neuf petites minutes, on en apprend beaucoup sur la genèse de ce qui reste un des meilleurs épisodes de la série.

Les créatures (6mn 04) : Darabont et Russell évoquent d'abord ce qui constitue la scène préférée du premier, à savoir celle du cochon cuit sur la table qui aboie sur Patricia Arquette : les producteurs n'en voulant pas pour une question de coût (c'est cher de faire un faux cochon), Chuck Russell prit un vrai cochon et la fit cuire (!!). Vient le tour du Freddy-serpent que Kevin Yagher avoue avoir conçu comme un pénis... Darabont et Russell en profitent pour se moquer des allusions sexuelles du film tout en les revendiquant.

De nouvelles idées (4mn 09) : Robert Englund reconnaît que presque tout fut écrit par les scénaristes, mais s'accapare quand même le mérite d'avoir improvisé la célèbre phrase "Welcome to prime time bitch" qui fit un carton aux projections tests, obligeant les producteurs réfractaires à la conserver.
Suivent des historiques intéressantes de la scène où Freddy joue aux marionnettes avec un des ados, ainsi que celle du miroir (à la fin)

L'anecdote de Robert Englund (2mn) : Après avoir expliqué que toutes les mâles étaient amoureux de Patricia Arquette (on les comprend aisément), Englund nous offre une anecdote du tournage absolument inintéressante (il mange un taco devant une prison avec des draq queen autour de lui...)

Un tournage éprouvant (1mn 13) : Un tournage éprouvant (1mn 13) : John Saxon évoque l'ambiance sur le tournage qui au fil des jours s'est détériorée : d'énergique et bon enfant à tendue et pesante sur la fin.

L'ascension de New Line (3mn 03) : Langenkamp parle de la première projection chez Warner dans une toute petite salle (elles et d'autres acteurs ont du s'asseoir par terre), du faible budget du premier film (les costumes provenaient de l'armée du salut). Ravie de ne pas faire La revanche de Freddy, elle se rendit compte qu'il était tout de même devenu une icône, tout le monde s'habillant comme lui. Ce fut Wes Craven qui l'a convainci de revenir pour le troisième épisode.
Pour finir, Jack Sholder (réalisateur du second opus) parle de la montée de New Line, les changements de taille de bureau (trois fois plus grand, plus d'étages,...). Et oui, c'est grâce à Freddy qu'aujourd'hui on a un (pardon, trois) Seigneur des anneaux...

On trouve pour finir Les cauchemars, à savoir sept entrées directes vers les scènes de cauchemar du film, ainsi que des filmographies complètes des principaux acteurs, du réalisateur et du producteur, la bande-annonce du film et le vidéo-clip Dream Warrior de Dokken (assez drôle car contenant la présence de Freddy faisant un cauchemar avec la musique joué par le groupe !).

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