FRENCH CONNECTION
BLU-RAY 1 :
Commentaire audio du réalisateur William Friedkin (Vost) : Pertinent dans la mesure où le réalisateur nous donne quelques informations intéressantes sur le film et l'histoire vraie dont il s'inspire. Particulièrement soporifique dans la mesure où il passe les trois quarts du temps (si ce n'est plus) à simplement nous décrire ce qui se passe à l'écran.
Commentaire audio des acteurs Gene Hackman et Roy Scheider (Vost) : Si vous n'écoutez qu'un seul des commentaires audio, choisissez celui-ci. Les deux acteurs (surtout Gene Hackman) n'ont pas la langue dans leur poche et enchaînent anecdotes sur anecdotes sur le tournage du film, évoquant tous les participants, comment le projet s'est construit, etc...
Notez que vous trouverez également sur cette édition une Piste suppléments qui vous éclairera de quelques anecdotes sur le film et son époque.
BLU-RAY 2
scènes inédites avec commentaire optionnel du réalisateur (Vost sauf sur les scènes inédites, 11mn37) : Les 7 scènes coupées sont visibles chacune individuellement, mais aussi dans ce documentaire où William Friedkin les commente une à une, nous révélant les tenants et les aboutissants de la suppression de chacune d'entre elles (il nous apprend d'ailleurs qu'il y avait originalement neuf scènes non retenues, on suppose que les deux non présentées sur ce DVD sont définitivement perdues, c'est d'autant plus regrettable que Friedkin n'évoque pas du tout leur contenu). Les scènes sont présentées dans une qualité d'image p-i-t-o-y-a-b-l-e : les blancs sont crevés, les couleurs bavent, les poussières, drops et autres rayures parsèment l'ensemble de l'écran, la définition est encore plus indigne qu'une VHS et elles ne sont pas au format.
Poursuivre la grenouille (Vost) : Version longue de la scène où Popeye questionne le réceptionniste de l'hôtel où séjourne Alain Charnier à New York.
La fille au fouet (Vost) : Nicolli passe une nuit très SM avec une pute new-yorkaise. Il la paye finalement 100$ au lieu de 150 ce qu'elle n'apprécie pas... et qui failli lui coûter sa vie. Cette scène met évidemment très mal à l'aise (quoiqu'il n'y ait aucun son pendant la première partie), et a pour but évident de renforcer le côté malsain et impulsif du personnage.
Le bar de Mutchie (Vost) et Le bar de Mutchie - 2ème partie (Vost) : Deux scènes intéressantes (c'est à chaque fois de l'improvisation) où l'on voit Gene Hackman passer du temps dans un bar low-class, discuter avec le barman ou avec des habitués.
La fille sur une bicyclette : Dans le film, on voit Popeye reluquer une fille sur un vélo. Et bien dans cette scène coupée, on le voit l'aborder en lui faisant croire qu'elle a commis une infraction et qu'il va l'embarquer. Quelle technique... Le pire est que Friedkin prétend que cela correspond parfaitement à Eddie Egan, le vrai policier que joue Gene Hackman...
Le passant : Où l'on voit Popeye embarquer une pute... Etant donné qu'elle est noire et l'attitude de Popeye, on comprend facilement pourquoi Friedkin a du couper cette scène.
Devereaux au travail (vost) : Une scène tournée dans la véritable salle de montage de Friedkin pour montrer pourquoi Devereaux est dans le pays.
Hector : Popeye dans un donut shop aborde un jeune qu'il a déjà coffré... et le désarme
Que retenir de ces scènes coupées ? Elles peuvent paraître assez banales, mais elles servent quand même à mieux situer les personnages, et principalement Popeye
Anatomie d'une poursuite (20mn20 - vost -HD) : Le réalisateur revient sur les " lieux du crime " et revient sur la scène culte de la poursuite sous le métro aérien. Il aborde la séquence avec une belle générosité et nous livre au final une belle étude de son plan en nous expliquant comme il fut conçut.
Hackman parle de Doyle (10mn49 - vost - HD) : Le comédien nous parle quant à lui de son personnage et nous livre son souvenir du film. Il revient sur le fait que Friedkin savait pertinemment ce qu'il voulait, mais nous confie aussi que le personnage fut difficile à aborder par sa dureté et se montrait même frileux quant à lui prêter ses traits.
Friedkin et Grosso se souviennent de la vraie French Connection (19mn12 - vost - HD) : Après nous avoir entrainer sur les lieux de son tournage, Friedkin nous présente les vraie bureau de ceux qui furent responsables du démantèlement de la French Connection. Aux cotés de Sonny Grooso, il compare son film à la réalité de ce qui est arrivé et il faut bien reconnaitre que les similitudes sont nombreuses. Un agréable moment en compagnie de deux hommes qui semblent s'apprécier énormément.
Scènes d'un crime (5mn14 - vost - HD) : Friedkin nous traine cette fois aux alentours du pont de Brooklin et y retrouve un ancien policier qui l'aida énormément lors du tournage à bloquer la circulation sur le pont. Le réalisateur confie également que cet homme fut la source d'inspiration pour le personnage tenu par Al Pacino dans Cruising.
Etalonnage des couleurs de French Connection (13mn15 - vost - HD) : C'est ici que l'on apprend combien Friedkin a suivit le travail effectué sur cette édition Blu-Ray. Il a en effet supervisé le ré-étalonnage de son film afin que celles-ci soient le plus proche possible de que qu'elles furent à l'époque, il y a 38 ans. Les plus techniciens d'entre vous trouverons ici de quoi satisfaire leur curiosité.
Le flic Jazz : la musique de John Ellis (10mn04 - vost - HD) : Jon Burlingame, historien en musique de film, nous dresse le portrait de Don Ellis et revient sur le travail effectué sur le film.
Un flic escroc : la connection noire (13mn47 - vost - HD) : Alain Silver, un historien en cinéma, succède à Jon Burlingame pour nous parler quant à lui du retour au film noire dans les années 70.
Documentaire BBC : La danse de Poughkeepsie (53mn38 - vost) : Ce documentaire riche en informations s'articule autour d'un montage d'interventions du réalisateur, acteurs, producteurs, un des vrais détectives de l'affaire, directeur de la photo, etc... De la genèse à la sortie du film vous saurez (presque) tout : dialogues, histoire, personnages, acteurs, ...
On regrette juste que ce type de reportage demeure trop dépendant du montage utilisé qui s'avère ici haché. Toutes les cinq secondes c'est un autre intervenant (interviewé par la suite à d'autres moments) qui continue le propos du précédent. Oui, cela reste intéressant, mais dans la forme ils auraient pu réduire la multiplication des intervenants pour leur laisser plus de temps de parole, afin qu'une réelle émotion puisse naître. Un documentaire commercial ? Ca n'en a pas l'apparence mais en reniflant bien ça en a l'odeur...
Les histoires jamais dévoilées de la French Connection (56mn33 - vost): Le deuxième documentaire peut paraître de prime abord plus commercial que le premier, mais s'avère en fait plus honnête et plus humain. Sonny Grasso (le policier impliqué dans la réelle affaire, et producteur du film) nous guide ici à travers toutes les étapes de l'enquête telle qu'elle a eu lieu, et de son adaptation au cinéma sous la forme que nous connaissons. Le bonhomme prend réellement du plaisir à nous communiquer tout son savoir, et ça se sent. Un vrai plaisir !
FRENCH CONNECTION 2
Commentaire audio de John Frankenheimer : Le réalisateur ne manque pas d'aisance et se montre particulièrement généreux dans son commentaire. S'il reconnaît avoir dû suivre les traces d'un chef d'oeuvre, cela ne semble pas l'avoir affecté plus que cela. Il nous livre de nombreuses anecdotes et l'on sent qu'il revient sur ce moment de sa carrière avec un réel enthousiasme.

Commentaire audio de Gene Hackman et de Robert Rosen : Un commentaire nettement moins passionnant, essentiellement en raison du faible temps de parole du comédien. Les deux hommes n'en demeurent pas moins précis dans leurs dires et les mateurs apprécieront.
Focus sur Frankenheimer (25mn13 - vost - HD) : Ce documentaire nous propose par le biais d'interviews (dont celle de Friedkin qui parle ici de son mentor) et d'images d'archives le portrait d'un réalisateur à la carrière meublée de petit bijoux. Chacun s'accorde à dire qu'il s'agit là d'un Maître et en suivant les dires du réalisateur à travers une petite interview, on se rend compte combien il approchait le métier avec humilité. Un réalisateur engagé, maintes fois copié mais jamais égalé.
Entretien avec Gene Hackman (7mn06 - vost - HD) : A l'image du module présent sur le second Blu-Ray, Gene Hackman nous parle de l'homme qui le dirigea sur le second opus. Mais une chose est certaine, il n'a pas le même ressenti pour ce dernier. S'il ne tarit pas d'éloges pour le premier volet, il dit, dans le texte : c'est un film intéressant ! Quoiqu'il en soit, le comédien revient sur son travail et sur les différences entre les deux réalisateurs.
Cette édition se clôt avec la Bande annonce et deux Galeries de photos (costumes et storyboards)