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Full Metal Jacket - Edition Deluxe (hd-dvd)

Test interactivité

3/5
Commentaire audio des acteurs Adam Baldwin, Vincent d'Onofrio, Lee Ermey et de l'auteur et scénariste Jay Cocks
Malheureusement il n'est pas sous-titré. Les acteurs évoquent le sentiment de troupe qu'ils éprouvaient à travailler sur ce film, notamment grâce à l'entraînement militaire qu'ils ont dû suivre sous la houlette de Lee Ermey, ancien instructeur chez les Marines qui trouve dans le film le rôle de sa vie. Vincent d'Onofrio qui campe l'engagé baleine se souvient de ses débuts dans cette oeuvre majeure et de Kubrick à qui il doit sa carrière. Il est frappant et dans une certaine mesure surprenant de voir à quel point Kubrick laissait les acteurs libres de faire ce dont ils avaient envie, ouvert à toutes les suggestions et à plusieurs reprises à l'improvisation. Il les laissait volontiers intervenir dans le processus créatif alors qu'on l'imaginait plus facilement en général qu'il voulait tout contrôler au millimètre. Il nous est rappelé qu'il n'y avait alors pas d'effets spéciaux générés par ordinateur, nous faisant réaliser que tout ce qui se passe à l'écran est proche de la réalité : on voit des décors qui brûlent, de vrais véhicules, de vraies troupes. Avec le temps on a un peu perdu cette authenticité de vue. Jay Cocks souligne ainsi l'importance de l'élément humain, de ces heureux accidents qu'il peut créer et qui se perdent peut-être avec la perfection des effets numériques. Enfin, il fait une comparaison très intéressante avec l'autre monument du genre Apocalypse now. A noter que les intervenant n'ont pas enregistré cette piste ensemble. Ils éprouvent une nostalgie assez touchante. Elle est largement répandue quand Kubrick est décrit par ceux qui l'ont connu.


Full Metal Jacket: Par delà le bien et le mal (30mn)
Même si le titre pourrait résumer à lui seul toute l'oeuvre de Kubrick, il s'applique bien au film. Jan Harlan parle de la volonté de Kubrick de faire un film de guerre très réaliste, pas forcément à charge comme l'était les Sentiers de la gloire. Il voulait évoquer ce que ça fait aux hommes, ce qu'est la guerre, pas forcément le Vietnam. On retrouve les acteurs et d'autres anecdotes en plus du commentaire audio. On y passe en revue le recrutement des troupes (le casting), dont celui de Vincent d'Onofrio alors videur et ami de Matthew Modine (il a pris 30 kilos pour le film). Lee Ermey raconte son expérience de conseiller technique puis de quelle manière il s'est imposé en tant qu'acteur. Le tournage interminable à Londres est ensuite à l'honneur recréant le champ de bataille à deux pas de chez le réalisateur qui n'aimait pas voyager. Enfin on décrit le tempérament de commandant en chef de Kubrick (qui savait exploiter le meilleur de ses troupes) et sa volonté de dépeindre des hommes devenus des machines à tuer, transformés à jamais par la guerre. Tout cela est sympathique mais reste un peu trop superficiel et convenu. Les heureux anglophones préfèreront se tourner vers le commentaire audio pour pénétrer dans les coulisses du film et notamment pour découvrir de manière plus approfondie la méthode de direction d'acteurs minimaliste de Kubrick.

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