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Gladiator : Version Longue 3dvd

Test interactivité

5/5
Trois DVD pour une nouvelle édition présentée sous la forme d'un digipack traditionnel renfermé dans un fourreau étrangement ouvert à gauche et non à droite. L'ensemble est visuellement agréable, bien illustré.

Le premier argument de cette édition est de proposer une version longue inédite, de 15mns07 (et non 17mns comme l'indique la jaquette). Un nouveau montage que nous analysons dans l'article consacré, mais qui est accompagné sur la plupart des éditions DVD le contenant et parues autour du monde, du montage original, désespérément absent ici !




On trouve également deux DVD remplis de nouveaux suppléments. Et si la partie technique était un peu décevante, c'est ici que la fête se passe.

DVD 1

Les menus sont cette fois-ci plus sobres que sur l'édition sortie en 2001, mais gagnent en esthétisme même si hormis la page principale toutes les autres sont dorénavant fixes.


Introduction par Ridley Scott (33 secondes) :
Une brève introduction où le réalisateur explique clairement que le montage de la version longue n'est absolument pas une director's cut, le montage diffusé en salles et présent sur les autres éditions remplissant déjà ce rôle. Encore une fois, il est très dommage que l'édition française contrairement à d'autres ne contienne que la version longue, sans le montage original !



Commentaire audio de Ridley Scott et Russell Crowe :
A nouvelle édition et nouveaux bonus, nouveau commentaire ! Si l'on retrouvait le réalisateur et d'autres techniciens sur la précédente édition, il est cette fois-ci accompagné de son acteur principal. On connaît Ridley Scott pour ses commentaires méticuleux, toujours axés sur la mise en scène, ses choix esthétiques, ses goûts, sa façon de narrer l'histoire. Des propos toujours passionnants mais qui peuvent sembler rébarbatifs à ceux qui espèrent un peu d'ambiance pour maintenir l'attention. Et c'est en partie le rôle ici de Russell Crowe, rebondissant sans cesse sur les propos de son ami et apportant ses propres anecdotes. Une excellente ambiance passe donc ici, sans pour autant que ce commentaire ne devienne superficiel. Les remarques sur la mise en scène vont de pair avec les anecdotes, les réflexions sur le métier de réalisateur sont pleines de pertinence tout comme celle sur le métier d'acteur et la relation de travail entre les deux. Non seulement on ne s'ennuie pas une seule seconde à écouter les deux bonhommes, mais ils nous invitent inconsciemment à nous plonger dans leur monde l'espace de deux heures et demi, et même si Ridley Scott n'a plus le monopole de la parole, ce commentaire arrive à nous donner une leçon de cinéma enrichissante.


Questions sur l'histoire et anecdotes de production :
Comme il est de plus en plus monnaie courante, voici une piste d'anecdotes à la fois historiques et sur le tournage du film, diffusées sous forme de sous-titres sur la totalité du film. Si généralement celles-ci défilent à toute allure à l'écran, c'est plutôt l'effet inverse qui se produit ici, et il faudra beaucoup de motivation pour revoir tout le film avec ces anecdotes sans s'endormir, même si pour la plupart - et surtout celles d'ordre historique - elles sont intéressantes. Les concepteurs ont même pensé à faire passer les sous-titres en rouge lors des scènes inédites pour que l'on puisse les identifier.


DVD 2

La force et l'honneur : L'univers de Gladiator (3h17) :
Les éditions collector en étaient tellement à leurs balbutiements à la sortie de Gladiator en DVD début 2001 qu'on ne pouvait que saluer le produit final : deux disques, bien fournis, un film techniquement au top, des scènes coupées à foison, une interview d'Hans Zimmer, des photos et même un documentaire un peu cheap sur les gladiateurs, mais qui avait le mérite d'être proposé pour ceux qui souhaitaient en savoir tout de suite. Une sympathique interactivité que bien peu d'entre nous eurent la volonté de visiter une seconde fois, et dont nos souvenirs nous rappellaient presque la présence d'un vrai making of. Et pourtant il n'en était rien à l'exception d'une "petite" featurette HBO de 25 minutes qui ne survolait que trop vaguement le tournage de ce splendide film.
Le vrai making of, le voici et il dure huit fois plus longtemps que celui de l'édition précédente ! Ni une version rallongée, ni une récupération de morceaux de making of promotionnel, ce monstrueux documentaire revisitant le tournage de Gladiator de bout en bout renvoie même dans les cordes l'édition collector des Dents de la mer... Un exploit en soi.


Qu'il s'agisse d'expliquer l'étonnante mise en chantier du film avec un scénario encore incomplet adopté par Ridley Scott n'étant même pas à l'origine du projet, et les idées oubliées et abandonnées, personne ne se taiera dans ce making-of sur le dur labeur que fut la pré-production de Gladiator. On en retiendra d'ailleurs la grande déception du réalisateur d'avoir abandonné le combat contre le rhinocéros pour cause de budget. En effet impossible de dresser l'animal pour le rendre furieux à l'écran sans sacrifier la moitié de l'équipe, et le reproduire entièrement en numérique aurait été là encore hors de prix. Des anecdotes de pré-production que l'on retrouvera également en fin de tournage mais qui étrangement ne fleurissent pas lorsqu'il s'agit de décrire le tournage en lui-même, si ce n'est que l'entente entre Scott et ses producteurs ne furent pas des plus cordiales, fax orduriers à l'appui. On préférera s'attarder sur la confection des costumes, des décors et autres effets spéciaux en faisant intervenir les créateurs du film ainsi que des experts de la Rome antique pour mieux souligner la véracité de cette énorme reconstitution.


Au rang des étrangetés on se penchera également sur le tournage des scènes finales d'Oliver Reed... alors que ce dernier était mort depuis quelques jours. Une perte humaine à peine compensée par le génie des infographistes ayant même étés jusqu'à gommer une partie de sa barbe en numérique. Le tour de passe-passe à peine évoqué dans le commentaire de l'édition précédente est ici expliqué dans le moindre détail. On reviendra également sur le succès du film, et de ses récompenses aux Oscars, bien que Ridley Scott ait un peu de mal à saisir comment un film peut être considéré comme le meilleur de l'année, mais pas son réalisateur.


Même si l'on regrettera que les images de tournages ne soient pas un peu plus exploitées, on ne pourra que saluer ce tour d'horizon, où étrangement Russel Crowe n'a pas semblé utile d'intervenir, mais qui dévoile toutes les ficelles du tournage. On n'en attendait pas moins de la part de l'équipe de la déjà épatante interactivité du coffret Alien.
Indispensable ? Rien n'est plus sur !

Bonus caché (2min35):
Vous en rêviez, Dreamworks va le faire ! Vous avez tellement, et fort légitimement, aimé Gladiator premier du nom que vous souhaitiez tous voir débarquer une suite, peu importe la façon dont on ressuscitera notre bon Russel Crowe. Et bien c'est chose faite, car si l'on ne verra jamais débarquer sur nos écrans le tout aussi ridiculement fantasmé Titanic 2, Leonardo étant transformé en apéricube, les producteurs ont trouvé une parade de choix pour remettre sur les rails une franchise bien juteuse.


La source la plus évidente étant Ridley Scott lui-même, et c'est sur le bonus caché de l'édition 3 DVD de Gladiator que tout le monde se laisse aller à dévoiler ce qu'il en est. Si les décisions ne sont pas encore définitives, Ridley Scott réalisera le film et Russel Crowe sera de la partie ! Comment est-ce possible ? Pour celà il suffit de se rendre dans le chapitrage du making of, et de mettre en surbrillance le médaillon en bas à droite.


Deux solutions aux choix. La première - la plus fantaisiste - consiste tout simplement à démontrer que Maximus n'est pas mort à la fin du premier film et qu'il a gentiment trompé tout le monde pour que le gouvernement lui fiche une paix royale. Soulevé par la foule en délire, on supposerait qu'au début du premier film sa levée du corps par ses amis change de ton dès lors que le petit groupe sort de l'arène. Maximus, alors pimpant se remettrait debout et demanderait à ses potes de garder le secret pour eux. Souhaitant rester dans le domaine des gladiateurs, on envisage même d'envoyer le malheureux se faire massacrer dans d'autres contrées, l'esclavage ayant été aboli à Rome. Idée d'autant plus stupide si l'on tient compte que le pauvre Djimoun Hounsou pleure encore sa mort plusieurs jours après le combat. Aux oubliettes donc.






Pour la seconde idée on se foule un peu plus, mais on reste néanmoins dans le domaine de l'improbable puisque, attention, on cite Le parrain 2. Il serait là question d'un drame multi générationnel avec en double lecture l'ascension de Maximus, son enfance, sa vie privée, sa famille, racontée en alternance avec l'ascension du Minimus Lucis campé par Spencer Treat Clark, fils de Connie Nielsen dans le film, qui aujourd'hui âgé de 18 ans serait en mesure de camper un personnage de la Rome antique suffisamment charismatique.


Un peu plus buvable, l'idée n'empêche pas moins le contexte de rester grotesque puisque avec l'histoire d'un jeune empereur d'un coté, et l'ascension d'un général de l'autre dans deux périodes distinctes où aucun des deux n'est concerné par les jeux du cirque, pourquoi le film en question s'appellerait il Gladiator 2 ?



Quoi qu'il en soit, l'information est désormais à prendre très au sérieux même si tout le monde s'accorde à dire que personne ne se lancera à l'aveuglette dans le projet avant d'avoir une base solide. Comme le capitaine du navire s'appelle Ridley Scott, on peut espérer tout de même voir quelque chose d'intéressant
A suivre...



DVD 3

  • L'image et la conception
    La conception (9min35) :
    Courte mais suffisante intervention du chef décorateur qui revient sur ses diverses inspirations pour donner vie à l'univers visuel de Gladiator : Croquis, dessins et peintures d'époques. Des images que l'on pourra ensuite retrouver dans une très riche galerie interactive.

    Le story-boarding (13min37) :
    La parole est ici donnée au talentueux Sylvain Despretz, dessinateur français à qui l'on doit également le story-board de La chute du faucon noir. Il reviendra sur son approche du dessin, ses méthodes de travail, sa façon de mettre en avant la photographie des scènes en complicité avec Ridley Scott. Nous aurons ensuite droit à 3 comparatifs film/story-board (env. 15min) ainsi qu'une importante galerie des planches en question.



    Cette première section s'achève sur deux autres type de galeries : Les costumes tout d'abord composées de croquis et photos diverses éparpillées dans 6 sous catégories propres aux personnages principaux du film, ainsi que les photos de tournage se consacrant essentiellement sur l'univers Romain.

  • Archives en suppléments
    Les séquences et les scènes inédites :
    Assez fournie, cette section permet d'abord de jeter un oeil sur La deuxième version du générique (1min55) entièrement conçue sur une table de bronze, sans aucun apport numérique mais malheureusement supprimée du montage final car trop longue. C'est sur la passionnante interview de son créateur (7min25) que nous découvrirons la conception de cette dernière.


    Ensuite, Une vision sanguinaire permet, via un story-board et des rushes, de deviner ce qui aurait pu être un étrange triptyque où à la mort de sa famille Maximus aurait eu tout autour de lui un cercle de sang numérique.

    Ensuite, c'est un bonus déjà proposé dans l'édition précédente qui nous propose ce qui aurait du être le combat contre le rhinocéros. Les choses sont bien expliquées dans le document principal.

    Enfin, la très courte séquence Choisissez votre arme dévoile les premiers signes de stratégie de Maximus au combat en Afrique du nord.



    L'exploration des effets visuels (23min51) :
    Un peu redondant avec le chapitre dédié aux effets numériques du making of principal, ce sont ici les infographistes eux-mêmes qui nous expliquent leurs différentes démarches pour donner vie aux nombreux plans impossibles du film.
    La dernière section du troisième disque la bande annonce officielle du film, le film annonce et les spots TV.

    Voilà qui achève une étonnante interactivité dont le plat de résistance est bien entendu l'énorme documentaire de 3 heures 17, bien que les modules proposés sur ce troisième disque ravira tout autant les amateurs de l'aspect graphique du film.

    Cette édition vaut-elle alors le coup ? Oui pour les bonus, passionnants de bout en bout, et oui pour voir ces scènes inédites dans une qualité parfaite. L'idéal aurait en fait été que la version courte soit également proposée sur le premier disque (elle l'est dans les éditions d'autres pays), le vrai fan de Gladiator se devant alors de posséder l'ancienne édition pour les quelques scènes inédites disparues ici, comme la nouvelle (et la Superbit, pour le DTS anglais).

    Critique image, son, DVD 1 : Kevin Prin
    Critique DVD 2 & 3 : Arnaud Mangin
  • Le verdict des internautes

    Total des votes : 68

    Les notes des internautes

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      Bonus

    Les tests des internautes

    affro-jojo 07/04/2010 à 15h05
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