Le menu s'ouvre sur une petite animation issue de la splendide chanson
The Origin of love, et passe ensuite à un petit montage entre une présentation du groupe par Hedwig à gauche de l'écran, et le menu à droite. La signification ? nous sommes spectateurs dans le restaurant où Hedwig et son groupe font leur show : d'un oeil nous regardons ce qu'ils font, de l'autre nous regardons la carte du restaurant sur laquelle se trouve le menu du dvd... Pas facile de prime abord de se repérer sur celle-ci, mais au final on s'en sort et l'ensemble est plutôt fidèle à l'esprit du film (la symbolique de la division en deux est présente) et assez esthétique. Bref une réussite.
Les transitions sont animées, courtes et sympathiques. Mis à part l'écran des suppléments, toutes les autres pages sont fixes.
Bonne nouvelle : tout les suppléments sont en 16/9 !
Aucun d'entre eux n'est cependant sous-titré.
Commentaire audio de l'acteur/réalisateur/scénariste John Cameron Mitchell et du directeur de la photographie Frank de Marco : Un commentaire exhaustif, ses deux intervenants nous donnent des explications sur leurs difficultés, leurs impressions, leurs volontés, ce qu'ils n'ont pas pu faire, etc... Très intéressant.
A noter que le commentaire dure jusqu'à la dernière seconde du générique de fin ! Beaucoup trop rare pour ne pas être précisé !
Whether you like it or not, the story of Hedwig (16/9, 85 minutes !) :
Un documentaire on ne peut plus complet ! Retraçant tout l'historique d'Hedwig, de la pièce de théatre (avec extraits de la première représentation !) jusqu'à la conception du film en lui-même, vous saurez tout (ou presque) ! Le soin qui y est apporté est extrême, car en plus des interventions de John Cameron Mitchell himself (toujours intéressant et passionné), vous y découvrirez son enfance, ses répétitions, des micro-trottoirs des personnes qui ont vu Hedwig (certains plus de 400 fois !!), les acteurs ayant interprété Hedwig sur les planches, puis le casting et autres évènements entourant le tournage. Couvrir sept ans de préparations en si peu de temps (tout de même 85 minutes) rend ce documentaire absolument exceptionnel et incontournable. Comme le film...
Les
Deleted Scenes (scènes coupées) sont au nombre de deux, et peuvent être regardées avec ou sans commentaire audio du réalisateur John Cameron Mitchell.
Alternate/Deleted sequence (16/9, 10'28) : D'une durée plus que conséquente, cette séquence commence au passage à Providence dans le centre commercial. Première variante : un discours sur les téléphones portables par Phyllis Stein (Andrea Martin) où l'aspect inhumain de la chose en fera rire plus d'un ! La suite, beaucoup plus sérieuse, consiste en un flash-back sur la rencontre et demande en mariage entre Hedwig et Yitzhak en Croatie. Le temps d'un petit retour sur le téléphone portable installé dans la mâchoire et l'oreille d'Andrea Martin (à hurler de rire), et on en arrive à une petite scène où celle-ci réalise que Yitzhak quitte le groupe. Cette longue séquence finit par (encore) Phyllis qui tente avec Hedwig d'approcher la rock-star Tommy Gnosis.
Bedroom Boogie (16/9, 1'38) : Une série de deux prises du jeune acteur jouant Hedwig à six ans, en train de danser sur le lit. A la fois très drôle, mais aussi intéressant du fait que les acteurs doivent faire avec les quelques imprévus.
Vous trouverez sur la page des deleted scenes un bonus caché : positionnez vous sur une des deux scène coupée, appuyez sur la touche droite de votre télécommande puis sur Enter.
Vous arriverez à une petite vidéo (16/9, 1'13) où la responsable de l'animation Emily Hubley raconte une petite scène qui n'a jamais été réalisée.
Select a song : Ce qui peut paraître comme une option un peu inutile ne l'est finalement absolument pas car vous pourrez ici sélectionner la chanson de votre choix et surtout toutes les jouer en boucle. Laissez vos enceintes allumées, éteignez votre télé : vous voici avec le cd de la bande originale du film, qui plus est en 5.1 ou DTS ! Des sous-titres anglais sont disponibles, AINSI que des sous-titres français absents du menu (sélectionnez-les avec la télécommande au début de la chanson, ils resteront sur toutes les autres).
Viennent ensuite la bande-annonce du film (16/9, 5.1, 2'30) retranscrivant à merveille sa bonne humeur dominante, ainsi que les filmographies traditionnelles, très exhaustives, originalement présentées, et où il est peut-être un peu difficile de se retrouver (au début).
Au final, l'édition de Hedwig and the angry inch peut se targuer de ne comporter aucun supplément inutile, contrairement à beaucoup d'autres éditeurs (ex : ça commence par F et ça finit par X. Il y a peut-être un "O" au milieu), et qui ont tous un intérêt considérable pour le fan ou le profane.