
Commentaire audio de Russell Mulcahy (vost)
On ne sait plus combien de commentaires Russell Mulcahy a fait pour son film. Il existait en zone 1 un commentaire réalisé avec ses deux producteurs datant du dixième anniversaire du film, disponible dans l'édition Laserdisc. Le commentaire était pertinent et riche en anecdotes et autres informations. Ici, le cinéaste se penche encore une fois sur son film mais seul cette fois. Ne manquant pas d'humour, Mulcahy propose un commentaire léger, non dépourvu d'informations et d'anecdotes de tournage. Il revient sur son passé de réalisateur de clips, sa collaboration avec Queen (chaque membre du groupe a écrit une chanson pour le film avant le tournage), la technique de certaines scènes (l'ouverture), le tournage en Ecosse, les effets spéciaux avant l'ère numérique, le casting, la séquelle (" ils ont écrit une histoire débile pour la suite "), l'éclairage, le mélange constant de New-York combiné avec Londres ("tout le film est un collage, comme l'enseigne SILVERCUP - le devant de l'enseigne a été filmé à Londres en studio et la vue de derrière à New York en décor réel"). Même si on a connu des commentaires plus approfondis et plus pertinents, Russell Mulcahy est un agréable compagnon d'écoute et son commentaire audio se suit avec plaisir.

Première partie : La naissance d'une légende (29mn11)
Attention, aucune image de tournage ! Il s'agit uniquement d'entretiens avec les deux scénaristes Gregory Widen et Peter Bellwood se penchant sur la genèse du film. On apprend avant toute chose que l'idée de base était de créer une nouvelle franchise. Dans ce cas pourquoi avoir fait d'Highlander un film qui se suffit à lui-même avec une fin qui n'annonçait pas de suite ? Widen était alors pompier pour payer ses études de cinéma (il signera d'ailleurs le scénario de Backdraft). Même si le script était plus sérieux que le film, plus intimiste, Widen tire son chapeau au réalisateur Russell Mulcahy pour avoir traduit en images le scénario qu'il avait écrit. Véritable créateur des personnages et de l'histoire, Widen évoque les différences entre le script original et le résultat final. Peter Bellwood de son côté développe le mythe de l'immortalité. Ils concluent en revenant sur le succès inattendu du film (les critiques étaient loin d'être formidables), son explosion à la location (l'ère primaire des locations de VHS) et l'échec artistique des suites (" Nous n'avons rien à voir avec. Highlander II, ce sont les producteurs qui ont ruiné le film "). On espérait des images de pré-production qui doivent bien exister quelque part ou des essais de casting, quelque chose à se mettre sous la dent car on s'ennuie même si on en apprend un peu plus qu'avant...
Deuxième partie : Le Style visuel (40mn01)
Plus gros morceau du "making of" avec les interventions de Gerry Fisher (le chef opérateur) et d'Allan Cameron (directeur artistique). Les entretiens sont ici plus pointus, chacun revenant sur son expérience personnelle, le sujet du film, la collaboration avec Russell Mulcahy, le désir d'explorer d'autres univers déjà mis en images. La SkyCam est passée au peigne fin. Il s'agit de la caméra qui survole l'assistance du match de catch dans la scène d'ouverture, caméra accrochée à des câbles reliés entre eux. Fisher se remémore le tournage en Ecosse et les scènes d'action tandis que Cameron dissèque les divers décors du film notamment celui du loft new yorkais de MacLeod. L'explication de l'affrontement final sur l'enseigne SILVERCUP fait doublon avec le commentaire audio du réalisateur. Un segment long qui malheureusement vous fatigue rapidement.