Cela faisait longtemps que l'on n'avait pas eu sous les yeux d'interface à l'ancienne, totalement statique et muette. Côté design de l'interface et des menus, cette édition spéciale de
Hudson Hawk ne fait pas les choses en grand. Les langues et les sous-titres sont situés sur deux pages différentes, ce qui en rend l'accès quelque peu laborieux. Les suppléments viennent heureusement compenser ces mauvaises surprises.
SupplémentsCommentaire audio du réalisateur
Le réalisateur Michael Lehman alterne les commentaires sur les techniques utilisées (Hudson Hawk a été notamment l'un des premiers films à effacer les câbles digitalement, compte tenu des moyens de l'époque), les détails concernant les lieux de tournage (la fermeture du pont de Brooklyn durant 5 nuits par exemple, pour la scène du brancard), les décors, tout en profitant de l'occasion pour glisser quelques anecdotes sur les acteurs ainsi que sur les difficultés rencontrées sur certaines scènes. Un commentaire très instructif et détaillé, qui lève le voile sur bien des mystères de Hudson Hawk, et qui est de plus très plaisant à écouter.
Scènes supplémentaires (5:31)
Les scènes coupées s'enchaînent, précédées d'une petite note précisant leur emplacement dans le film. Il est beaucoup question du singe "Little Eddie" dans ces scènes coupées : toutes les scènes évoquant le personnage ont été éliminées dans un souci de cohérence. Les quatre scènes coupées sont amusantes quoique très brèves. Puis on passe à la façon dont Tommy Five-Tone (Danny Aiello) a écopé de son surnom. Les scènes suivantes sont plus anecdotiques, jusqu'à ce qu'un infime extrait de making of pointe le bout de son nez, extrait destiné à montrer les effets spéciaux utilisés pour le vol de Bruce Willis et Andie MacDowell.
Pistes factoïdes
Ce supplément propose de nous instruire au sujet du film, qui défile en entier, accompagné cette fois de commentaires en sous-titres : casting, faits historiques auxquels le film se réfère, anecdotes concernant les décors... tout est passé au crible, à un rythme tout à fait acceptable. Une idée originale.
Mon voyage à Minerve (11:00)
L'actrice Sandra Bernhard explique, non sans un sens certain de l'auto-dérision, comment elle s'y est prise pour créer le personnage délirant de Minerve. Le récit est accompagné d'extraits bien choisis de Hudson Hawk et de bruitages de circonstances (quand elle raconte avoir reçu un coup de fil de son agent, on entend le téléphone sonner) et détaillé au point que la comédienne précise quel vol elle a pris lorsqu'elle s'est rendue à Rome. Elle parodie ouvertement les interviews des actrices qui parlent avec émotion de leur personnage et des scènes qui les ont marquées. Très amusant.
L'histoire de Hudson Hawk (30::00)
En 2005, soit quatorze ans après Hudson Hawk, le producteur exécutif Robert Kraft et l'acteur Bruce Willis reviennent sur leur première rencontre, à la fin des années 70, dans un bar où le premier jouait du piano. On apprend ainsi que le film Hudson Hawk était d'abord une chanson avant de devenir une histoire. Les deux compères racontent comment sont nés les personnages les uns après les autres, à partir d'une simple idée parfois. Outre les détails concernant la bande-originale, le duo s'attarde sur l'implication de tous dans le projet à l'époque, et sur la façon dont le film s'est fait en retour exécuter à sa sortie. On sent d'ailleurs que les souvenirs de ce lynchage sont encore très vivaces chez Bruce Willis. Cette interview intéressante et remplie de nostalgie se termine comme elle a commencé, c'est-à-dire sur l'un des morceaux de musique du film, joué au piano par Robert Kraft et chanté par lui et Bruce Willis.
"Hudson Hawk Theme" par Dr John (4:00)
Le clip de la chanson-phare du film.
Films-annonces
Les bandes-annonces de Bugsy et Monty Python, Sacré Graal.