

La politique éditoriale de Neo Publishing fait souvent des merveilles et, même pour une péloche aussi bis que I drink your blood, ils trouvent donc le moyen de nous régaler de quelques suppléments qui offrent la possibilité d'en découvrir plus sur ce côté obscur du cinéma. Nous commencerons ainsi avec le gros du programme, le commentaire audio réunissant le réalisateur David E. Durston et l'acteur Bhaskar Roy Chowdhury (Horace Bones, le Charles Manson de la bande). Parce que même si ce dernier n'est pas toujours des plus loquaces, son interlocuteur est lui plein d'entrain et ne cesse ainsi de nous abreuver d'anecdotes sur la création ou la réception du film, des plus drôles (le coup du dentier) aux plus intéressantes (la distribution chaotique du film). Très instructif.

Vous pourrez en découvrir encore un peu plus sur les coulisses du long-métrage en découvrant les quatre scènes coupées, elles aussi commentées même si cela fait redite avec le commentaire audio principal, qui vous révéleront entre autres un peu de l'aspect humoristique que le réalisateur voulait injecter dans son film et que les producteurs coupèrent tout simplement ou bien encore la fin originale, bien plus sombre que celle finalement conservée. Les quelques minutes de chutes de montage se montreront moins intéressantes et ne doivent être vues que comme des images d'archives, mises là pour éviter qu'elles ne disparaissent à jamais. A noter quand même que l'on voit sur les claps le titre original du film, "State Farm".

Pour finir, les derniers suppléments s'intéresseront à la promotion du film avec une galerie des photos d'exploitation d'époque, complétée de quelques affiches internationales nous faisant découvrir que le film s'appelle par exemple en Italie "La Rage des Morts-vivants", un titre pas si stupide que ça. En tout cas pas plus que I drink your blood, dont nous découvrons l'origine dans la bande-annonce et le spot radio puisque le film était en fait projeté en double-séance avec I eat your skin. Il a donc été re-titré pour coller plus avec celui-ci, et que le narrateur de la bande-annonce nous fasse éclater de rire à ne cesser de répéter les deux titres avec une voix mi-caverneuse, mi-endormie très drôle.
