Fox nous propose en guise de bonus une grande partie des bonus présents sur l'édition collector SD mais fait un petit effort pour parfaire son édition Blu-Ray. Vous aurez ainsi la possibilité de découvrir des suppléments tout en visionnant le film par le biais de votre télécommande. Vous aurez ainsi accès aux coulisses du film par le biais de petites featurettes, à une recherche des bonus par son index afin d'explorer les bonus du disque, des anecdotes sur le film, la production, Isaac Asimov et le monde des robots ainsi qu'à un guide des commentaires, qui vous permettra de voir quels sujets sont abordés par le réalisateur et son scénariste. L'ensemble se montre d'une richesse incroyable et il vous faudra surement plus d'un visionnage pour faire le tour de tout ce qui nous est proposé.

Les coulisses
Day out of days : le journal de production
Jour après Jour : le journal de production d'I, Robot (1h16)
Divisé en neuf vidéos elles-mêmes chapitrées, ce documentaire suit les étapes principales du tournage d'I, Robot, simplement montées et sans commentaires. Chacune est introduite par un Alex Proyas partageant ses souvenirs de tournage. Dans l'ensemble ces vidéos présentent une sélection d'images de tournage dévoilant toute l'infrastructure développée pour la production de ce film. Sans commentaires, ni voix-off, c'est avec une absence totale de pudeur que se dévoile le tournage. On découvre avec surprise le souci du détail, du nombre de figurants pour une seule scène, jusqu'aux répétitions des dialogues comme des cascades (en faisant connaissance au passage avec la doublure de Will Smith), mais aussi toute la patience nécessaire pour une seule scène. La longueur d'un tournage se palpe réellement et les interventions du réalisateur donnent une excellente idée se son rôle sur le tournage : diriger son équipe sans empiéter sur leurs compétences artistiques.
Un documentaire passionnant de bout en bout pour tout ceux qui rêvent de voir la vie sur un plateau, que ce soit dans ses difficultés (impressionnante et bruyante scène d'émeutes en plein centre ville de nuit), ou ses moments anodins les plus sympathiques (anniversaires, remerciements finaux auto congratulant mais tellement sincères, ...).
Design de CGI
Plusieurs aspects sont ici abordés : tout d'abord le design global de I, Robot et sa conception ("complètement différent de The Crow et Dark City"), mais également la création des robots en eux-même, de leur design là aussi, aux scènes de répétition des figurants pour qu'ils aient la démarche adéquate. Entre deux interviews, on découvre également la création du décor de la maison de Lanning, pour finir sur l'incrustation des robots en eux-même dans le film. Un documentaire certes technique, mais très accessible et surtout complet et intéressant.
Machines sensibles : comportement robotique (36mn)
Un documentaire assez poussé sur la robotique. On commence par découvrir les influences des scientifiques impliqués dans ce domaine (merci R2D2, merci Lego), pour ensuite aborder l'histoire des premiers robots datant du 18ème siècle (!) jusqu'au célèbre chien de Sony d'aujourd'hui, et ce à travers des extraits d'interviews réalisées pour l'occasion de scientifiques étalant quelques théories passionnantes comme l'origine de l'intelligence d'un cerveau. Les démonstrations de robots s'enchaînent ensuite, du robot insecte, au robot aspirateur, ... pour finir sur une discussion passionnante sur la simulation d'intelligence. Fascinant... et éducatif.
Quatre scènes inédites (6mn38)
"Basket" propose une version longue de l'apparition du môme Shia LaBeouf, où on le découvre d'abord jouer à ce sport avec des robots. Les règles semblent différentes en 2035. Vient ensuite la scène la plus intéressante, la version longue entre Will Smith et l'hologramme de Lanning devant la déchetterie de robots, approfondissant considérablement la nature de leur relation. On regrette vraiment que cette scène ne soit pas dans cette version dans le film. Pour finir, se trouvent deux fins alternatives du film... sans aucun intérêt. Hop, on oublie.
Commentaire audio d'Alex Proyas et Akiva Goldsman
Enregistré en Juin 2004, six semaines avant la sortie du film au cinéma, ce commentaire regroupe le réalisateur du film et le dernier scénariste à avoir retouché le script, Akiva Goldsman, enregistrés séparément. Malgré le manque évident de recul des deux hommes, ils parviennent ensemble à aborder les divers aspects de la genèse du film, premièrement tout ce qui a attrait à son écriture. Si on peut regretter que quelques fois leurs propos se contentent d'expliquer à nouveau l'histoire, certains points soulevés valent le détour, tendant à montrer que tout a été mis en oeuvre pour que le spectateur comprenne toute l'intrigue et puisse se focaliser sur ce qu'elle recèle de plus profond. Ainsi les trois lois sont montrés dans le générique mais répétées plus loin, le script prend le parti d'un personnage extérieur pour que l'on comprenne mieux les évènements qu'il découvre en même temps que lui, ... Toute la recette d'un blockbuster bien calibré.
Au fur et à mesure Goldsman approfondit son approche du scénario et son travail dessus, tandis que Proyas s'axe totalement sur la mise en scène, les très nombreuses astuces pour se jouer du budget qui restait assez limité pour un film d'une telle envergure, etc. Mais le plus intéressant reste l'achèvement de cette piste, où Proyas se lâche enfin et évoque sa peur au moment présent de la réaction du public face au film et à sa fin. Parlant sans langue de bois du studio (mais en évitant de donner des noms), il évoque sa bataille pour que la fin d'I, Robot reste au moins un peu mystérieuse, évoquant le ras-le-bol des spectateurs pour les films qui s'oublient à la sortie de la salle. Mission réussie ? Les réactions du public semblent dire que non, mais il reste à voir sur le temps ce qu'il en restera ou rejaillira.
Au final, un commentaire audio intéressant, manquant un brin de passion sur sa longueur, mais dévoilant énormément d'aspects sur l'écriture du film et sa mise en scène.
Nous perdons certes certains bonus au regard de ce que nous proposait l'édition collector SD (les deux autres commentaires audio par exemple), mais ce que nous gagnons avec le PIP rattrape bien vite ces petits manques.
Notez que cette édition est équipé du système D-Box pour les richissimes propriétaires de fauteuils vibrants directement connectés à leur installation.