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dvdrama

Ip5 - Edition Speciale

Test interactivité

3/5
DVD 1 :
Le premier disque nous propose le tant attendu commentaire audio de Jean-Jacques Beineix. Le cinéaste attaque son commentaire encore une fois dès la première image du film pour ne plus s'arrêter deux heures durant. Il revient tout d'abord sur la signification, souvent restée mystérieuse du titre du film. "IP" pour L'île aux pachydermes, titre original, et "5" pour le cinquième film de son auteur. Beineix, très ému de reparler d'Yves Montand, évoque le dernier rôle de l'acteur, décédé avant le dernier clap. Le cinéaste aime les acteurs et revient sur le travail de chacun jusque dans les plus petits seconds rôles envers lesquels il a une grande affection et pour qui il dit faire des films. Ne manquant jamais d'anecdotes, Beineix dénonce les médias de l'époque qui l'avaient accusé d'avoir fatigué et d'être en partie responsable de la mort d'Yves Montand à cause d'un tournage très éprouvant. Montand souhaitait tourner avec les metteurs en scène de la nouvelle génération et était l'une des idoles du cinéaste depuis toujours. Le commentaire est souvent passionnant et attachant et l'on ressent l'émotion du cinéaste qui se tait devant la performance du comédien face à la jeune génération.


  • Films annonce d'IP5 (2'13), 37°2 le matin (1'46), La Lune dans le caniveau (1'54), Roselyne et les lions (2'17) et Mortel Transfert (1'36).

    DVD 2 :
  • Making-of (28'23) : Ces images de tournage sont disponibles avec ou sans le commentaire audio de Jean-Jacques Beineix. On y voit le cinéaste s'entretenir avec Yves Montand et les deux jeunes acteurs, le tournage en forêt, la préparation des travellings, les répétitions. Dans son commentaire Beineix revient sur la bonne humeur du tournage, sur ses acteurs, en particulier Sekkou Sall, véritable phénomène, et Yves Montand qu'il évoque encore une fois avec émotion surtout lors du tournage du dernier plan filmé par le comédien. Les images de tournage sont montées dans le désordre et le son brut du making-of est parfois inaudible. Document précieux et rarissime.



  • Séquences non montées (27'20) : Scènes tournées et laissées sur le banc de montage avec en option le commentaire du cinéaste. Ces scènes brutes avec le clap, des griffures et enchaînées sont introduites par la page du scénario correspondante les replaçant dans leur contexte. Certaines scènes sont présentées sous différentes prises de vue. La première scène est une nouvelle introduction où les deux jeunes se retrouvent et élaborent leur plan nocturne en se montrant les bombes de peinture qu'ils ont réussi à avoir. Une deuxième scène montre Léon faire une ode au chêne, le roi des forêts. Une autre présente un deuxième rap écrit par Beineix himself, " Le rap de Saddam ", politiquement incorrect et interprété par Jockey dans les cuisines du motel. La scène qui présente le plus d'intérêt est une fin alternative où le jeune Jockey devait s'envoler en delta-plane du haut de la montagne en compagnie d'un étranger. Le delta-plane devait se refléter dans le pare-brise de la voiture où reposait le vieux Léon. Une manière de dire que la vie reprenait finalement son cours après la mort. Beineix explique pourquoi les scènes ont été coupées, souvent parce qu'il manquait de temps. Les anecdotes de tournage s'enchaînent et on sent que le cinéaste regrette d'avoir coupé certaines de ces scènes. En elles-mêmes, les scènes coupées sont facultatives et n'apportent rien à l'histoire.



  • Hommage à l'art urbain vu par Darco (18'23) : Entretien avec le spécialiste en graffiti du film, doublure d'Olivier Martinez et conseiller technique. Figure emblématique du graffiti mondial et pionnier en France depuis 1984, Darco revient sur ses débuts d'artiste, explique comment il s'est retrouvé sur IP5 à travers des images de tournage inédites de la première scène du film. Il nous présente quelques unes de ses oeuvres comme un mur de 30 mètres de haut peint à Hambourg longtemps resté dans le guinness des records allemands. Darco, en véritable artiste, donne une petite leçon au spectateur pour savoir faire la différence entre un tag, un graffiti et un writing. Entretien intéressant bien qu'un peu long et redondant.


  • Storyboard (7'56) : comparaison en musique du film et de son storyboard.



  • Galerie photos (3'07) : déroulante et musicale, cette galerie propose une quarantaine de photos extraites du film, du tournage, des acteurs et du réalisateur.



  • Bandes-annonces : 2'13, 1'18 et 1'56 (bande-annonce asiatique).
  • Le verdict des internautes

    Total des votes : 3

    Les notes des internautes

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