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King Kong - Collector 2 Dvd

Test interactivité

3/5
Nous ferons l'impasse sur les très faibles suppléments proposés sur le premier DVD, à savoir le tournage (2min05) de la très rigolote mais décidément trop commerciale publicité de Wolkswagen et la bande annonce d'une comédie romantique qui n'a que pour seule point commun avec King Kong de se dérouler à New York, pour nous intéresser directement au second disque.


Introduction (3min31) :
Comme à son habitude, Peter Jackson nous invite à bord de son DVD en faisant brièvement le tour des suppléments proposés comme des différentes façons d'y accéder. Une introduction servant uniquement de timide mise en place mais qui ne trahit aucun indice quand à l'allure ou au contenu du futur DVD attendu pour novembre 2006 comme cela avait été fait sur Le seigneur des anneaux.


Skull Island, Une histoire naturelle (16min56) :
Rigolo car ne prenant pas suffisamment son temps pour lasser, ce faux documentaire permet à Peter Jackson et toute son équipe de nous refaire le coup de Forgotten Silver en vendant Skull Island comme un lieu ayant vraiment existé. Grosso modo on y apprend que il y a quelques milliers d'années, des failles sismiques ont permit à de la vapeur d'envahir les lieux, permettant à toutes les créatures de survivre à l'hiver nucléaire. Quelques fantaisies scientifiques uniquement appuyés par l'équipe du tournage (le chef décorateur qui analyse les bâtisses, etc) qui servent surtout d'amusant prétexte pour dévoiler une partie du design à grand coups de dessins et photographies et d'expliquer la nature de ces monstres préhistoriques qui, dans l'univers parallèle de King Kong, auraient tous évolués au fil du temps.



Kong's New York 1933 (28min28) :
Autre pièce de remplissage un peu plus éloignée du film, ce documentaire pédagogique s'intéresse à décortiquer minutieusement chaque élément représentatif du New York de 1933. Assez riche sur un plan pédagogique, d'autant plus que le genre de détails racontés ici ne tombe pas forcément dans l'inconscient collectif, les interventions à foison sur les bidonvilles, la crise social et du spectacle ainsi que le différent traitement des édifices est surtout là pour nous justifier que oui, les décorateurs de King Kong ont fidèlement reconstitué le New York de l'époque.


Journaux de post-production (2h32) :
Voilà trois mois que nous avions laissé en stand-by la fascinante aventure du tournage de King Kong sur DVD. Trois mois que les journaux de productions diffusés sur le net depuis le premier tour de bobine ont semé le doute dans l'esprit du consommateur anxieux de devoir passer à la caisse une première fois en décembre dernier au risque de racheter le film quelques mois plus tard avec la même interactivité. Rassurons-nous, il n'en sera rien. Peter Jackson (ou Universal, ou les deux,) a bien évidemment pensé à tout puisque le second disque de bonus de cette édition spéciale complète harmonieusement les deux déjà sortis dans le commerce, sans jamais faire doublon à un quelconque moment. Mieux encore, la future édition collector normalement prévue pour novembre - qui proposera sans doute un nouveau montage et des commentaires audio - est déjà à attendre avec d'autres bonus qui n'ont rien à voir avec les journaux de production. L'équipe responsable de ces petits journaux du net étant différente de celle qui s'occupe du making of. Pour le consommateur voulant acquérir un maximum d'information sur King Kong, il n'y a donc pas tromperie sur la marchandise.



Il est alors bien nécessaire de faire la différence entre journal de production et making of puisque ces deux ont chacun un objectif bien distinct. Si le making of se chargera de nous expliquer la conception de certaines scènes ou certains plans pour arriver au résultat que l'on connaît, les journaux ne sont qu'un petit survol hebdomadaire du plateau destiné à offrir un aperçu de l'ambiance et la façon de travailler sans déflorer le moindre secret du film. Un sens à l'existence de ces petites chroniques vidéo du net sur lequel le réalisateur se justifie fort bien lors d'une traditionnelle réponse ouverte à quelques questions laissées sur le forum par les internautes. Cet homme aime tout simplement son travail, et tiens à faire partager une partie de cette éreintante entreprise avec ceux que cela intéresse.


Une bonne occasion de redécouvrir pour la dernière fois les acteurs principaux revenus spécialement pour le tournage de scènes additionnelles, mais surtout de s'intéresser de très près à toutes ces petites choses presque indicibles lors du visionnage qui font néanmoins ce que doit être un film comme celui-ci et qui expliquent également en détail pourquoi tant de noms défilent sur un générique de fin. Place aux artistes de l'ombre donc, s'apparentant plutôt à une grande famille, déchaînés dans cette course contre la montre de 35 semaines pour donner vie et modeler, selon les désirs du réalisateurs, près de 3000 plans qui changeront radicalement de visage. Ensuite, c'est selon la curiosité ou le centre d'intérêt du spectateur que seront exploitables ces 35 documentaires puisque classés soit par catégorie de métier (images de synthèses, son, musique, montage, maquettes) soit par ordre chronologique. Et c'est bien évidemment ce mode de lecture qu'il faut choisir pour mieux saisir l'éreintement général dont souffre l'équipe et surtout l'amaigrissement express du cinéaste.



Deux heures et demie où il nous sera permis de découvrir tout d'abord la conception et l'impressionnant travail effectué sur les différentes maquettes du film. On ne compte plus les roches de polystyrènes découpés au laser ou à la main, ou les splendides modèles réduits de véhicules comme celui du bateau. Bien que toujours aussi classique sur ce type de documentaire, les captures de mouvement d'Andy Serkis dans son costume épuré du grand singe ou bien encore l'enregistrement d'effets sonore demeurent de très amusantes anecdotes en images démontrant la folle inventivité dont ont bénéficiés certaines séquences. Dans le même genre, on appréciera également l'épuisant traitement du détourage numérique image par image, des rushes numériques au milieu desquelles le monteur semble parfois un peu largué noyé sous les documents vidéo aux titres homonymes et du tournage sur fond bleu des ces petites choses détruites d'une manière presque anecdotique à l'écran. Troncs d'arbres, branches cassés, pierres dévalant une pente ou talus sableux éclatés par des pétards...aussi discrets qu'indispensables.



Enfin, au-delà de cet infernale course contre la montre aboutissant sur un touchant relâchement du réalisateur, se promenant seul sur un parking où jadis se bousculaient des dizaines de techniciens, nous en apprendrons un peu plus sur le sort de la première bande annonce et ses mystérieux plans absents du film. La séquence de la plage fut en effet tournée dans l'urgence pour cette bande-annonce, pour que le monde entier découvre les premières images du film en juillet 2005. Mise en chantier expresse bien symbolique de toute une production, de toute une équipe et toute la carrière d'un cinéaste/cinéphile pensant avant tout au plaisir de son public. Un plaisir offert à travers ces toujours aussi fascinants journaux de production, rendant de plus en plus prometteuse l'édition de noël prochain...

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