Commentaire audio :Deux disques pour deux commentaires qui n'en sont en réalité qu'un seul puisqu'à l'instar de l'édition collector de
Podium, le commentaire de la version longue est proposé également sur la version courte avec ses 9 minutes de moins. Qu'importe, le jeune Zack Snyder et son producteur redécouvrent (avant la sortie en salle, tout de même) le film avec lequel ils se sont visiblement amusés comme des fous en évitant constamment de chercher toute comparaison avec le film de Romero puisqu'il n'y a pas lieu d'être. Bien que les explications de la suppression de bon nombre de scènes manquent sérieusement, on apprécie la bonne humeur régnant entre les deux bonhommes et leur constante modestie le convaincant de n'avoir fait qu'un petit film sans oublier de nous dévoiler certains petits secrets -L'appartement de Sarah Polley se situant en fait dans le véritable magasin où eu lieu le tournage-. Un commentaire fun et réjouissant, à l'image de son film.
DVD1 :
Making of (23min28):Malheureusement et résolument orienté vers la promo, ce making of conçu pendant le film ne fait part de ses images de tournage que d'une manière clippesque et se montre avare en anecdotes diverses. Hormis le fait que tout le monde semble s'être amusé, on appréciera le tournage de la petite fille qui n'a jamais croisé un miroir durant toutes les séquences où elle est maquillée ainsi que la conception d'effets numériques là où on ne le attendait pas forcément. Intéressant à défaut d'être réellement captivant.
Flash spécial (21min):Quelle mauvaise idée que voilà. Si l'on se demande encore où tout ce joli monde à voulu en venir en faisant vivre les événements au-delà du film, cette parodie involontaire de l'excitation des médias en cas de crise frise tout simplement le grotesque le plus complet. Un bonus amusant en soit mais qui ne compense pas la maigreur de l'ensemble. Saluons toutefois le sympathique clin d'oeil au
Jour des morts vivants lors d'un désopilant examen mortuaire et d'une séance de tir dans un camp militaire.
La cassette vidéo d'Andy (16min21):Autant saluer directement la volonté du comédien à qui l'on a proposé de se faire d'interminables monologues dans un contexte aussi grotesque. Trouver ce quart d'heure ennuyeux frise le pléonasme tant on à l'impression d'assister au confessionnal d'une quelconque émission de télé réalité. Un idée amusante mais qui s'essouffle très vite sur la longueur.
DVD2:
Les morceaux manquants (env.10min):Neuf séquences coupées avec un certain regret pour le spectateur puisque bien que n'ayant rien d'exceptionnelles, elles soulignaient bien plus encore le lien se nouant entre chacun des personnages. Outre l'arrivée un peu plus longue des nouveaux arrivant, on retiendra surtout la conversation entre Ana et le jeune agent de sécurité sur l'obésité aux Etats-unis nourrissant un peu plus le constat grinçant de Snyder, après l'évangélisme et le patriotisme, sur la façon dont il voit son pays.
Les effets spéciaux (20min50):Se répartissant en trois documentaires avoisinant chacun les 7 minutes, la section effets spéciaux s'attarde bien évidemment sur l'énorme travail de maquillage effectué sur des dizaines de figurants. Le premier des trois traite justement du casting et de l'organisation monstrueuse consistant à obtenir le plus de zombies opérationnels en allant jusqu'à faire travailler 250 maquilleurs simultanément. Le second se penche sur l'aspect le plus jubilatoire du film à savoir les différentes façon de faire éclater une boite crânienne. Entre air comprimé, perruques, pétards et autres fils rien n'est épargné aux pauvres morts-vivants. Le dernier segment nous présente les "meilleurs zombies" du film en nous expliquant très rapidement la conception du crâne perforé, du cul-de-jatte, du manchot, de la grosse dame (en réalité un homme) , Luda et Monica se faisant très gentiment tronçonner sa magnifique plastique.
L'interview des acteurs (10min08):Les deux comédiens Ty Burell et Jake Weber (mon dieu quelle coupe de cheveux...) se retrouvent pour parler sans langue de bois sur l'état actuel du cinéma d'action et d'horreur aux Etats-Unis et sur l'importance qu'ils attachent à l'aspect métaphorique de la chose. Néanmoins, si leur propos sont d'une épatante justesse ils ont rapidement tendance à se répéter. Un montage plus sélectif ou plus long aurait offert une interview de premier ordre.
L'interactivité de ce second disque s'achève avec la traditionnelle boucherie made in Metropolitan à travers les bandes annonces de
Resident Evil et sa suite,
Open Water, Freddy Vs Jason, Massacre à la tronçonneuse et Réanimator. Bonus: La bande annonce originale de
Zombie!