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dvdrama

L'homme Qui Venait D'ailleurs

Test interactivité

3/5
L'approche fonctionnelle de la section interactive a visiblement eu la priorité sur la prestation graphique. Les quelques menus sont néanmoins servis par des animations soignées et des transitions fluides et souples. On note toutefois deux petits oublis plutôt fâcheux : sur le premier disque, la navigation ne propose pas d'option sans sous-titrage ; et sur le second disque, les concepteurs ont carrément jugé inutile de consacrer une page au chapitrage !


Disque 1 :
La version longue intégrale comporte seize minutes de scènes supplémentaires par rapport à la version qui fut distribuée dans l'hexagone. Ces scènes ont été retirées du montage final français pour des raisons de censure. Elles concernent donc principalement les ébats amoureux entre les personnages de David Bowie et Candy Clark d'une part, entre celui du professeur incarné par Rip Torn et ses jeunes conquêtes d'autre part.
Bien entendu, ceux pour qui le film est à ranger parmi les oeuvres cultes apprécieront de le posséder dans sa version intégrale. Cependant, on ne peut pas franchement dire que le montage français ait vraiment pâti de l'absence de ces scènes coupées, le film accusant de toute façon de nombreuses longueurs et baisses de rythme, même dans sa version "courte".

Trailers en enfilade : comme cela se fait de plus en plus, les concepteurs du dvd ont compilé toutes les versions différentes de bande-annonce qu'ils ont pu trouver. Ici, ce ne sont pas moins de 15 minutes de trailers qui s'enchaînent à toute vitesse (neuf bandes-annonces et deux teasers). Les différences sont souvent minimes d'une bande-annonce à l'autre (de l'ordre de la seconde en plus ou en moins). Toutes font en tout cas l'apologie du kitch racoleur et du mauvais goût en copiant un peu trop ouvertement, et sans aucune subtilité, le type de bande-annonce à thématiques introduit quelques années plus tôt par le trailer de L'Orange Mécanique.


Disque 2 :
Documentaire "Watching The Alien" (25 min.) : assemblage d'interviews où David Bowie brille surtout par son absence. Producteur, scénariste, réalisateur et même Candy Clark se prononcent sur le film mais curieusement pas le chanteur britannique qui, rétrospectivement, vivait pourtant là son plus grand rôle pour le grand écran. Le documentaire apporte néanmoins un éclairage sur plusieurs des scènes énigmatiques du film (et dieu sait s'il y en a). En substance, Nicolas Roeg confie d'ailleurs qu'il est tout à fait conscient de ne pas avoir réalisé le film du siècle. Il avoue même être surpris que les producteurs lui aient fait confiance aussi longtemps en dépit de sa réputation de faiseur de films décalés, hors normes, bizarres. Et dire que Roeg devait réaliser L'Orange Mécanique...
Pour en revenir au choix de l'acteur principal, c'est en voyant le documentaire Cracked Actor (qui ne fait malheureusement pas partie des bonus de ce dvd) que le producteur comme le réalisateur ont réalisé que David Bowie pourrait tout à fait convenir pour le rôle de Thomas Jerome Newton. Initialement, David Bowie devait même composer la BO de L'Homme Qui Venait D'Ailleurs mais le projet est mort dans l'oeuf et ses compositions ont fini sur l'album Low, album devenu culte aujourd'hui. On apprend également que des titres de Dark Side Of The Moon de Pink Floyd étaient pressentis pour habiller le film de Roeg mais les droits étant trop onéreux, la petite équipe technique a du revoir ses prétentions.

Interview "Songes des nuits d'un e.t." (16 min.) : on espérait un entretien avec Bowie, c'est raté. C'est Paul Mayersberg, le scénariste, qui se plie à l'exercice de l'interview pour les besoins du dvd. Bien sûr, il y est de nouveau question du chanteur, Paul Mayersberg avouant même qu'étant tombé sous le charme du comédien, il lui écrivit ensuite un rôle sur mesure dans le scénario de Merry Christmas, Mr Lawrence alias Furyo.

Galerie de photos : une galerie animée de quatre minutes, composée de clichés directement issus du film, de visuels de promotion (dont l'affiche originale qui n'a malheureusement pas été retenue pour le dvd) et d'instantanés capturés pendant le tournage.

Partie ROM : enfin, une partie dvd-rom contient dossier de presse original du film (87 Mo ! Petites configurations s'abstenir) et script original au format pdf ! Les concepteurs ne se sont pas foulés : le script manuscrit a tout simplement été balancé directement dans la trieuse d'un photocopieur avec option scanner. Le résultat est à peine lisible et de nombreuses pages sont de travers. Dans tous les cas, ces deux pièces techniques ne justifient aucunement l'existence d'une partie Rom. Correctement valorisés, ces deux documents d'archives pouvaient en effet très bien être l'objet d'écrans interactifs supplémentaires.

Le verdict des internautes

Total des votes : 6

Les notes des internautes

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    Image
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    Son
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    Interactivité
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    Bonus

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